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 Frontière de guerre à l'Abysse

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Tanguy



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MessageSujet: Re: Frontière de guerre à l'Abysse   Jeu 12 Nov 2009 - 0:26

Le Capitaine Barnabèu était en tête de ses troupes quand l'ennemi commençait à se retourner. Les Hobgobelins tranchaient les jambes des chevaux à l'aide de gouges et de bardiches. D'autres encore envoyaient à terre les cavaliers à l'aide de pique de corbin. Soudain, il aperçut le Prêtre Rouge Aedric et se glissa vers lui effleurant parfois de sa lame les soldats de l'Eglise. Dans le cliquetis sonnant des armes et armures, dans le cri des soldats piétinés agonisants au sol, Barnabèu entendit les paroles du Prêtre Rouge

Soldats d’Exalon vous êtes venus ici pour moi et votre honneur n’est-ce pas ? Que votre chef s’avance je le défie en combat singulier. Ces troupes sont des hommes de l’église, pas les miens, je refuse de les voir mourir par ma faute, si c’est l'honneur que vous êtes venus récupérer, venez le cherchez

Prêtre Rouge ! Vous me défiez au combat certes. Mais ne vous croyez pas la cible de notre attaque. Ces hommes d'église n'ont pas leur place ici ! Le Seigneur Mogoth ne dénie pas les dieux mais seulement le pouvoir de Naxopole. La Sainte Eglise est-elle à ce point corrompu par le pouvoir politique ? Si vous voulez un duel singulier, je vous l'accorde. Mais je ne vous tuerez pas, Seigneur Palatin. Je ne suis pas venu prendre votre vie mais seulement vous invitez à rencontrer Son Excellence Tanguy, Main de l'Impératrice !

Cela était vrai, même si l'officier qu'était Barnabèu rêvait de lui ôter le chef, pour venger la mort de son jeune frère, le Patriarche de Nothaume le voulait vivant. Quand aux soldats de sa suite, ils devaient périr. Le Pontife Thangothorim se mêlait d'une guerre qui ne le regardait pas. En réalité Barnabèu regrettait l'époque où la Main de l'Impératrice était le Grand Prêtre de Kalamaï et Aedric était du côté de l'actuel Pontife. Tanguy, si intelligent qu'il soit, serait bien aisé s'il arrivait à faire dire raison à cet Inquisiteur sanguinaire...
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Aedric
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MessageSujet: Re: Frontière de guerre à l'Abysse   Sam 14 Nov 2009 - 16:37

Le combat devenait de plus en plus sanglant les templiers avait mis pied à terre car combattre monté se révélé plutot désavantageux...Ils s'étaient aussi petit à petit regrouper formant une masse compacte,taillandant les hogbelins qui tentait de briser leur formation,Wile au milieu de ses hommes se battait comme un lion.La moitié de des moines soldats avait péris mais les troupes de l'Exalon n'etait pas non plus indemes.Le capitaine des forces rouge et noir se fit alors entendre
Prêtre Rouge ! Vous me défiez au combat certes. Mais ne vous croyez pas la cible de notre attaque. Ces hommes d'église n'ont pas leur place ici ! Le Seigneur Mogoth ne dénie pas les dieux mais seulement le pouvoir de Naxopole. La Sainte Eglise est-elle à ce point corrompu par le pouvoir politique ? Si vous voulez un duel singulier, je vous l'accorde. Mais je ne vous tuerez pas, Seigneur Palatin. Je ne suis pas venu prendre votre vie mais seulement vous invitez à rencontrer Son Excellence Tanguy, Main de l'Impératrice !
Aedric fut surpris ce Tanguy voulait le voir ,bien il n'avait pas l'habitude de refuser une invitation mais il ne pouvait pas laisser Wile et ses hommes à une mort certaine...Il agit vite.Il se fraya un chemin jusqu'a la voie qu'il entendait à coup de marteau.Quand il fut à la hauteur de l'homme il parla
Capitaine,je me ferais un plaisir de vous suivre et de rencontrer votre maitre si il a tant envie de me voir je ne le désevrais pas.Quand à vous Wile et c vous êtes radiés de La sainte corporation pour faiblesse devant l'énemie
Wile réfléchit un instant et compris et avec ses hommes il entamérent un repli à l'aide des chevaux encore debout.
Puis Aedric se tourna avec un sourire radieux vers le capitaine
Voici vos deux mission accomplie capitaine ,plus de soldat de l'église à l'abbysse et me voici prêt à rencontrer votre maître.Nous partons ?
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Tanguy



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MessageSujet: Re: Frontière de guerre à l'Abysse   Sam 14 Nov 2009 - 19:04

La moitié des soldats moines avait péri déjà alors même si un quart des troupes menées par le Capitaine Barnabèu était morts ou blessés. Ceux qui étaient morts n'étaient que des fantassins faibles, seuls les braves étaient en vie. Soudain Barnabèu vit le Prêtre Rouge se rapprocher dangereusement de lui, il se prépara à le parer lorsque ce dernier parla avec sagesse.

Capitaine, je me ferai un plaisir de vous suivre et de rencontrer votre maître s'il a tant envie de me voir je ne le décevrai pas. Quand à vous Wile, vous êtes radié de la Sainte Corporation pour faiblesse devant l'ennemi !

L'Officier de Natémia vît alors le visage dudit Wile devenir furibond et ordonner à ces hommes le repli. Ceux-ci quittèrent alors le champ de bataille pour errer les Dieux savent où. Barnabèu dévisagea le Seigneur Aedric tout du long puis se reporta vers les officiers subalternes à l'arrière.

Adalbert ! Cadwal ! Que la troupe se mette en formation de repli. Nous devons partir vite, laissez les trolls. Nous allons droit vers Nothaume. Jehan-le-Borgne ! Prends tes hommes et veille au Seigneur Aedric, Palatin de Thassopole et Prêtre de la Sainte Eglise.
Seigneur Palatin, vous êtes très rapide. Expéditif même.


Protégé par une ceinture d'Orcs, les Gobelinoïdes emboîtèrent le pas des humains du Borgne suivit par les quelques Gnolls qui avaient tenu le coup. Les deux trolls, lâché dans la furie épique semaient la panique autour d'eux. Des flèches s'étant enfoncées dans leur peau, ils furent légerement irrités. Tantôt les forces à la solde de l'Usurpateur les abattront mais les dégâts coûteraient chers. De toutes façons le siège de l'Abysse n'était qu'une mascarade scandaleuse qui n'avait que trop duré. Tout ça pour n'obtenir que les débris et les ruines qui resteraient... Tant de soldats morts pour quelle cause ? Lui-même avait perdu 89 soldats mais il pu obtenir le départ de la Corporation des Cultes du champ d'honneur et l'Inquisiteur de renommée sanglante avait accepté de rencontrer Son Excellence Tanguy. Les quatre-vingt-neuf misérables morts n'avaient pas servi à rien. Ils suffiraient à laver l'affront fait à la frontière d'Exalon. De toutes façons, Barnabèu ne pensait pas à cela. Cette fois-ci, après avoir été soldat de la Légion de Natémia puis officier de la Milice Impériale et finir Capitaine de Marche du nord d'Exalon, cette fois-ci oui, il avait cru y laisser sa vie. Se lancer contre les troupes qui assiègent une telle forteresse et revenir vivant de ce traquenard militaire. On dit le Seigneur Aedric sanglant mais il paraît plus sage que sa réputation.
La présence du Prêtre Rouge parmis eux permit, non sans quelque résistance parfois, un repli sans poursuite, un départ sans réplique. Ils avaient voyagé une journée pour atteindre l'Abysse pour ne combattre que quelques heures voir quelques minutes... Les Orcs formaient l'arrière-garde. Le Capitaine Barnabèu força sa monture à rejoindre le gros du convoi pour coller les étriers avec son hôte de marque le Seigneur Palatin Aedric-le-Rouge.
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Thangorthorim
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MessageSujet: Re: Frontière de guerre à l'Abysse   Jeu 10 Déc 2009 - 22:42

Venu tout droit de la capitale impériale, une longue colone de guerriers lourdemment arnachés s'avance vers l'Abysse, déjà, les cors des rares nains en faction dans les tranchées résonnent sur la plaine de bataille.

Enfin, s'avance l'host du roin nain Thangorthorim, longtemps attendu par les protagonistes, accompagné de la fine fleure de l'armée naine, le Pontife revient d'une tournée la Capitale, qu'il a écourtée pour soutenir les forces engagées là.

Le roi est sceptique, depuis la fortification du secteur de longs mois avant, de nombreuses armées sont venues combattre le Sanglant sous ses propres murs.

Les rumeurs sont des plus folles, coupé des troupes du Culte sur place, Thangorthorim en sait peu sur l'évolution de la guerre.
Arnaché dans une lourde brigandine, le représentant de la Sainte Eglise, grogne dans sa barbe, il compte sur ses alliés présents sur place pour l'informer de l'évolution de la guerre.
Mettant pied à terre, les nains se dirigeant vers l'entrée des fortifications.

Nains ! Hommes ! Elfes !
Moi Thangorthorim du Nibin'bar prend la relève de vos forces affaiblies.
Que votre responsable s'avance et m'informe de la situation.
Pour l'Empire, justes guerriers, soyez-sûrs que Brak vous sourit depuis le ciel !
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Erwin Laynn



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MessageSujet: Re: Frontière de guerre à l'Abysse   Dim 27 Déc 2009 - 16:44

Les dragons d’os remontaient rapidement vers le site de la bataille, leur mage sur le dos. Ils seraient bientôt aptes à lancer leur sort destructeur sur les troupes coalisées. Erwin ne voulait absolument pas que cela fut possible. Et pourtant, les succubes bloquaient ses troupes. Que faire ?

C’est à ce moment là que de petites formations se détachèrent des bataillons de tête pour se jeter sur les créatures démoniaques. Délaissant en arrière une masse hébétée par les envoutantes créatures du Sanglant, les petites formations chargèrent.
Reprenant son sang-froid à la vitesse de l’éclair, le Renard du Désert prit sa longue-vue et la braqua sur les formations continuant le combat. Il s’agissait des combattantes féminines formant ses rangs. L’une d’entre elle, gradée, avait du prendre l’initiative face à une situation désespérée. Etouffant un soupir, Erwin émit un remerciement silencieux à l’encontre de celui ou ceux qui avaient autorisés la mixité des troupes Prévèziennes.
-Donnez l’ordre aux formations encore actives d’éliminer complètement les succubes !
-B-bien, monsieur !

Les soldates des bataillons I, IV, III et V s’étaient regroupées et avaient formées, I et IV d’une part, III et V d’autre part, deux formations homogènes. Sous l’impulsion de deux gradées habile au commandement, elles avaient entreprises de réduire à néant les succubes. Ces dernières ayant réduits au silence les soldats masculins, virent avec stupeur la présence de femmes dans les rangs coalisés…

Les dragons d’or avaient aussi à faire avec les leurs, de succubes. La quinzaine qui leur chatouillait agréablement les narines n’allaient pas tarder à se voir décimées. Les trois dragons du flanc gauche avaient hérités du « gros » des assaillants : 8 succubes rien que pour eux. Ceux du flanc droit n’en avaient que 7… Mais les trois dragons couvrant le camp, au centre, ne comptaient aucuns adversaires. Erwin s’en rendit rapidement compte et saisit là une opportunité pour mettre à mal les dragons d’os en approche.
-Dîtes à Fernn de foncer vers les dragons d’os coute que coute et de les réduire en poussière.
Le soldat de l’escouade Mu s’exécuta. Et une poignée de secondes plus tard, les trois énormes créatures dorées virèrent en direction des lourds squelettes volants.

Le général Laynn ne vit pas les forces naines arriver de l’autre côté du camp. Il s’était focalisé sur la bataille et en suivait la progression minutes après minutes, espérant voir ses troupes vaincre sur ses ordres qu’il espérait encore avisés. C’est une voix un peu rugueuse qui le tira de ses observations à la longue-vue :
-Nains ! Hommes ! Elfes !
Moi Thangorthorim du Nibin'bar prend la relève de vos forces affaiblies.
Que votre responsable s'avance et m'informe de la situation.
Pour l'Empire, justes guerriers, soyez-sûrs que Brak vous sourit depuis le ciel !


Entendant cette déclaration bien présomptueuse, le général ne put réprimer une grimace et un soupir. Les dieux n’avaient rien eus à voir là-dedans. De l’avis d’Erwin, s’ils existaient vraiment, ils auraient empêchés ces morts inutiles depuis longtemps.
Quant aux « forces affaiblies », elles étaient suffisamment nombreuses pour conserver tout leur potentiel militaire. Mais le général n’avait pas de temps à consacrer pour une explication complète et détaillée de la situation. Encore moins pour laisser sa place à quelqu’un d’autre en plein cœur d’une bataille. Il devait la remporter, d’ailleurs. De toute façon, seul lui et Rudnik avaient autorité sur les troupes coalisées. Il envoya toutefois l’un de ses lieutenants à la rencontre du roi nain.

Rudnik, toujours à la tête de ses cavaliers, fondit sur les ténébreux dans un vacarme de sabots et de métal cliquetant. A la tête de la colonne, encadré par les membres de l’escouade Nu des Sabres, le capitaine Maonnais ouvrait le bal la lame au clair.
Le choc de la charge de cavalerie fut sévère : les ténébreux furent balayés. Mais les cavaliers furent quasiment stoppés malgré leur nombre et l’inertie qu’ils pouvaient avoir sur la formation. Il restait bien 50 ténébreux lorsque la charge fut complètement bloquée. Cavaliers, centaures et créatures infernales continuèrent le combat au corps à corps. Les lames s’entrechoquèrent, le sang, provenant des deux groupes de combattants, se répandit à terre…

-Monseigneur, je suis le lieutenant Dante, de l’État-major du général Laynn. Le général ne peut actuellement vous accueillir de lui-même. La bataille fait rage et il préfère la surveiller avec attention au poste qui est le sien. Vous le trouverez à côté de la tente de commandement, près de la palissade. Si vous le désirez, je peux vous y conduire…
Erwin n’avait pas envoyé Dante par hasard. Cet officier était très certainement le plus docile -limite lèche-cul- qu’il pouvait compter dans son armée. Mais le roi nain, qui ne le connaissait pas et n’aurait sûrement jamais l’occasion de le faire, ne s’en rendrait pas comptait. Tout au plus passerait-il pour un personnage diligent…
Laynn, quant à lui, allait de la carte à sa longue-vue, déplaçant par moment les petites pièces représentants les forces en présence sur la représentation du champ de bataille au grès de ses observations. Les officiers de son Etat-major s’affairaient à transmettre ses ordres, recueillir les informations envoyées par les officiers sur le terrain ou encore s’assurer du bon approvisionnement en munition des archers. Malgré l’occupation apparente de tous, une tension pesante les tenait. Vaincre ou être défait ne tiendrait qu’à quelques minutes, dorénavant…

Alors qu’il venait d’abattre l’un des ténébreux d’un coup d’épée bien placé, Rudnik reçu un violent coup dans le flanc droit. Il écarta son agresseur d’un coup d’épée avant de sentir réellement sa blessure. Il se pencha pour voir ce qu’il en était. La stupeur le saisit lorsqu’il constata une grande déchirure de son armure. Son sang coulait, rouge, le long des écailles d’acier éventrées.
Les soldats de l’escouade Nu n’avaient pu qu’assister à la scène : ils se démenaient déjà chacun de leur côté contre des ennemis en grand nombre. Leur science et leur connaissance du combat, bien qu’un avantage inestimable, ne leur permettait pas de dépasser leurs propres limites. Sans leur présence, le capitaine Maonnais aurait déjà sans doute péri un certain nombre de fois. Le chef d’escouade mis pied à terre sous la protection de ses compagnons et rejoignit la capitaine Maonnais au moment où il s’effondra au sol. Il atterrit dans les bras de l’Ald’Rhunais, évitant le dur contact avec la terre imbibée de sang.
-Capitaine ? On va vous emmener hors des combats pour vous soigner, capitaine Rudnik.
-Me…soigner ? On en est…plus là… Un sourire traversa le visage du soldat Maonnais avant de s’évanouir, aussitôt remplacé par une crispation de douleur.
Les soldats Prévéziens et les Sabres avaient prit le dessus sur les ténébreux au prix de pertes significatives : sur les 400 cavaliers, il devait en rester un peu moins de 150 encore debout. Mais les ténébreux étaient passés du nombre de 60 à celui d’une petite dizaine. Et ce nombre s’amenuisait encore de façon exponentielle.
Tandis que les cavaliers encore en selle pourchassaient les créatures du Sanglant encore en déroute, les Sabres rejoignirent leur chef et le capitaine mourant.
-Merci de…votre aide. Mais…je n’en aurais pl-us…besoin. Di-ites au général…que je le…salue.
Rudnik mourut quelques instants plus tard, dans les bras du chef de l’escouade Mu. Ses traits se détendirent alors qu’il quittait Kalamaï pour rejoindre ses ancêtres.
-Qu’est-ce qu’on fait, chef ?
-Remettez le commandement de l’unité de cavalerie au plus haut gradé. Nous rentrons au camp avec le capitaine.
-Bien, chef.

Fernn volait en tête de sa formation. Les trois dragons d’or d’Ald’Rhune fonçaient sur leur cible. Quelques succubes avaient bien tentées de les distraire, mais leur objectif avait été clair. Les dragons d’os et leurs passagers respectifs. Si possible, avant qu’ils ne fassent usage de la magie. Ils allaient devoir faire usage de toute leur maitrise du vol de combat dans cet assaut. Les dragons d’os seraient sûrement de puissants adversaires.
Fernn fit un signe de la tête à son ailier droit qui lui répondit par l’affirmative. Il venait de lui envoyer un plan d’action contre les deux cibles se rapprochant à haute vitesse. Il fit de même à son ailier gauche qui répondit de manière identique.
Les mages, sur les dragons ennemis, commencèrent à concentrer leur énergie magique en vu de l’incantation. Il ne restait dès lors plus qu’une minute pour anéantir les cibles…
Alors qu’ils arrivaient à portée de flèches des dragons d’os, Fernn plongea en se mettant à portée de flamme, tandis que ses deux ailiers redressèrent leurs vols et effectuèrent un renversement les plaçant au dessus de leurs adversaires. Ces derniers dégagèrent à la vue de cette manœuvre en plongeant sur les côtés. Fernn effectua un demi-tour en profitant de sa vitesse, ce qui le plaça juste derrière l’un des squelettes volant. Son ailier gauche surgit à ses côtés, plus haut que lui. Profitant de son altitude, il plongea sur la queue du dragon d’os, la saisit dans sa puissante mâchoire et la broya. Un hurlement de douleur retentit, suivit d’une brusque ruade désarçonnant le dragon d’or, le blessant au passage.
La manœuvre n’eut pour seul effet que de ralentir le squelette volant. Suffisamment pour que Fernn put le survoler en crachant un torrent de flamme sur lui et son cavalier.
Le mage, occupé à se concentrer pour ne pas chuter et réussir en même temps l’exploit de lancer de concert avec son collègue un sort de haute puissance, ne put rien faire face au jet de flammes. Ses vêtements, ses cheveux, sa peau s’embrasèrent en un instant. Un cri de surprise mêlé de douleur sortit de sa bouche avant de mourir en même temps que lui.
Le dragon d’os n’eut pas un sort plus enviable : la fine membrane composant ses ailes s’enflamma, faisant disparaitre sa surface allaire. Il partit en vrille à plat, avant de chuter comme une pierre vers le sol. Le squelette s’éparpilla au sol durant le choc, dégageant un relent de chairs nécrosées.
L’ailier de gauche planait difficilement en laissant s’échapper des gouttes de sang par son poitrail.
¤Va au campement, frère¤
¤Bonne chasse¤ Acquiesça-t-il avant de planer tant bien que mal vers le campement et leurs soigneurs humains et elfes.

L’ailier de droite avait engagé le combat contre le dragon d’os adverse, mais n’avait pas encore pu porter de coup fatal. Les manœuvres évasives de la créature du Sanglant obligeaient le dragon d’Ald’Rhune à user de mille ruses pour réussir à rester dans son sillage. De temps à autre, un jet de flammes venait lécher l’extrémité de la queue du squelette volant, sans l’atteindre. Les passes se succédèrent au passes, déroutantes de virtuosité. Pourtant jeune –pour un dragon-, l’ailier de Fernn déployait une maitrise du vol impressionnante.
Alors qu’il était dans la ligne de mire de son poursuivant, le dragon d’os plongea soudain vers le sol.
Fernn effectua un demi-tonneau et plongea en rabattant ses ailes contre son corps. La tête vers le bas, il gagna mètre sur mètre sur sa cible. Son ailier avait suivit son exemple et foncer vers son adversaire.
A une dizaine de mètres du sol, le dragon d’os redéploya ses ailes pour se freiner et profiter de la vitesse liée à sa chute. Il survola le champ de bataille à moins d’un mètre. Fernn fit de même, espérant rejoindre son gibier squelettique. Mais son ailier exécuta la même manœuvre un peu tard : il eut beau redresser comme il le put, il s’abattit au sol, laissant une longue marque dans la terre humide de sang. Il se releva, poussa un puissant grognement et redécolla, furieux contre son adversaire et contre lui-même.
Fernn continuait de gagner du terrain, lorsqu’une boule de feu fusa dans sa direction, émanant du mage. Il esquiva habilement l’attaque par un plongeon. Mais la manœuvre lui fit perdre de sa vitesse et par la même occasion de son altitude. Et de chasseur, il devint chassé. Le dragon d’os effectua un looping destiné à permettre à son mage de l’abattre. Fernn vira sur la gauche, espérant s’arracher à son poursuivant. Reprenant de l’altitude, il essaya de maintenir une confortable avance sur son adversaire.
A la suite d’une passe d’arme ratée –jet de flammes et boules de feu esquivés-, ils se retrouvèrent par le hasard de leurs évolutions face à face (*), fonçant l’un vers l’autre. Transférant son poids d’une aile à l’autre, Fernn esquivait les boules de feu en se rapprochant de sa cible pour se mettre à portée de tir. Les boules de feu se rapprochèrent dangereusement des écailles dorées, au point où Fernn hésita à quitter la formation d’attaque. Au moment où il arrivait à portée de tir –toujours encadré des boules de feu ennemies-, une silhouette menaçante fondit sur le dragon d’os. Il s’agissait du second dragon. Ayant reprit de l’altitude, usant de sa rage pour décupler ses forces, il avait attendu le moment opportun pour fondre sur son gibier.
Une véritable marée de flammes, fruit de sa colère contenue trop longtemps, submergea le dragon d’os, embrasant instantanément son passager et ses ailes au passage. Les restes de peau en décomposition s’enflammèrent à leur suite. Planant encore un court instant, le dragon d’os finit sa chute comme son frère, dans un fracas d’os brisés et d’odeurs fétides.
¤Merci, frère¤
¤Mon honneur, frère¤


Spoiler:
 

Les deux dragons reprirent une formation adéquate et s’éloignèrent de la zone des combats. En bas, des unités de cavalerie de Prévèze achevaient de combattre des ténébreux. Un nombre important de cadavres jonchaient le sol dans une marée rougeâtre… Plus proche du campement, les grands bataillons des flancs droit et gauche, momentanément stoppés par les succubes, avaient pu compter sur les formations de soldates pour retrouver leur mobilité. L’enchantement des créatures infernales avaient cessé dès la dernière d’entre elle tuée. Un dragon d’or resté au sol achevait de mâchouiller le corps de l’une d’entre elle…
Au sol, les soldats à terre se comptaient par centaines. C’était une victoire, probablement. Mais à quel prix ? Un nombre incalculable de bons et loyaux soldats gisaient à terre. Mais le pire avait été évité et de lourdes pertes infligées au Sanglant. Le corps expéditionnaire Maonno-Prévèzien avait accompli la mission pour lequel il avait été constitué.

Fernn amorça sa descente en compagnie de son ailier. Ils se posèrent sur l’aire dégagée leur étant destinée à proximité de la tente de commandement. Ils rejoignirent leurs frères, pour la plupart rentrés du combat. Seuls deux des leurs assuraient une surveillance aérienne au dessus des troupes coalisées en reformation.
L’un des officiers de l’escouade Mu s’avança vers lui :
¤Le général est fier du succès de ta mission. Ta bravoure restera dans l’Histoire¤
¤Mon honneur, frère¤
Le dragon et l’homme inclinèrent tous deux la tête en signe de respect. Fernn et ses deux ailiers avaient sans doute sauvés la 1ére Armée de Prévèze et ses alliés impériaux.

Erwin Laynn relâcha la pression qui l’accablait. Il observait toujours la reformation de ses bataillons, sur l’ancien champ de bataille. Le nombre de morts et de blessés augmentait à chaque nouveau rapport : il s’élevait dorénavant à un millier de morts et autant de blessés.
Les bataillons I et III ne comptaient plus qu’environ 400 soldats chacun. Et les bataillons IV et V devaient encore en compter pas loin de 600. Il fut convenu que les bataillons I et IV et III et V seraient fusionnés dans le but d’avoir deux bataillons opérationnels… Seul le bataillon II, resté en défense du campement et le bataillon VI, de réserve, n’avaient subis que peu –pour ne pas dire aucune- perte. Les hommes du VI venaient d’arriver dans le campement, apportant leur soutien aux deux nouveaux bataillons I et III, de retour du combat.
Le Renard du Désert rejoignit ses troupes pour les féliciter. Elles venaient de connaitre la peur, la mort et maintenant, la tristesse. La moindre des choses était de les accompagner…
-SOLDATS ! AUJOURD’HUI, C’EST VOTRE COURAGE ET VOTRE DISCIPLINE QUI NOUS ONT PERMIS DE REMPORTER CETTE BATAILLE ! NOMBREUX SONT CEUX DES NOTRES TOMBES GLORIEUSEMENT AU COMBAT. NOMBREUX SONT CEUX TRISTES D’AVOIR PERDUS DES CAMARADES AUJOURD’HUI. MAIS JE N’AI JAMAIS ETE AUSSI FIER DE VOUS COMMANDER QU’EN CET INSTANT.
SOLDATS ! VOUS ÊTES LA FIERTE DE PREVEZE !

Malgré leur fatigue, les soldats rentrant du combat acclamèrent leur général à la fin de son petit discours. Les officiers vérifièrent l’état de leurs hommes, les envoyant à l’infirmerie au besoin. La plupart partir soit se restaurer, soit se reposer après cette éprouvante bataille. D’autre, consciencieux, décidèrent de remettre en état leur équipement pour la prochaine bataille…
L’un des officiers de son Etat-major rejoignit Laynn alors qu’il regardait ses hommes quitter les rangs :
-Monsieur, l’escouade Nu est de retour. Le capitaine Rudnik est mort, monsieur.
-Mort ?!
-Oui, monsieur.
-C’est pas vrai… Le général poussa un soupir. Qu’on lui fasse les funérailles dues à un homme de son rang. C’était un bon soldat.
-A vos ordres, monsieur.
-J’aimerais aussi que vous retrouviez et me fassiez venir les deux personnes qui ont commandées les formations terrestres contre les succubes.
-Bien, monsieur, ce sera fait.
L’officier repartit en courant. Laynn, dans son armure, sentit soudain un vertige. La fatigue le rattrapait. Et pourtant, tant restait à faire…

Sur les dix dragons d’or d’Ald’Rhune, deux avaient été blessés au cours de la bataille. Si l’ailier de Fernn s’en remettrait rapidement, il n’en était pas de même pour le second, tombé face aux minions des enfers. Ses ailes nécessitraient du temps pour se rétablir. Il ne pourrait pas revoler avant plusieurs mois, malgré les soins prodigués. Fernn, toujours accompagné de son ami de l’escouade Mu, examinait les blessures de son congénère, impuissant face à elles.

-Mon général, voici les officiers Kalend et Deniss. Ce sont elles qui ont dirigées les formations contre les succubes sous vos ordres.
Erwin sortit de ses pensées et se leva de sa chaise pliante pour saluer les deux officiers lui faisant face. Les deux jeunes femmes n’avaient pas eues le temps de se débarbouiller. Tout juste avaient-elles pu changer de vêtements et délaisser leurs armures. La première appartenait au corps des soldats polyvalents du IVème bataillon tandis que la seconde faisait partie des soldats lourds du IIIème.
-Mesdemoiselles, vous avez fait de l’excellent travail. Je salue votre esprit d’initiative qui nous a permis d’éviter des pertes inutiles. Soyez certaines que le palatinat sera avisé de votre valeureuse action durant cette bataille. J’adresserais personnellement une demande de décoration à votre encontre. Quels sont vos grades ?
-Sergent, monsieur.
-Caporale, monsieur.
-Vous êtes désormais capitaine et sergent. Vous avez de l’avenir dans la 1ére Armée. J’ai besoin de soldats comme vous. Je ne vais pas vous retenir plus longtemps, vous avez sans doute envie de vous reposer. Rompez, soldats.
-A vos ordres, monsieur.
Les deux officiers effectuèrent un salut militaire et quittèrent Laynn. Ce dernier se rassit et profita d’un court moment de répit pour boire un verre de thé en contemplant négligemment la carte des environs de l’Abysse. Ses bras droit faisaient bouger petit à petit les pièces représentant les troupes des deux bataillons en progression…
Bientôt il devrait affronter le roi nain Thangorthorim… La politique ferait donc place à la stratégie.
Aux latrines la politique, se dit-il. Il n’avait de compte à rendre qu’au palatinat. Et il le ferait dès son retour victorieux.
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Thangorthorim
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MessageSujet: Re: Frontière de guerre à l'Abysse   Dim 10 Jan 2010 - 23:00

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-Monseigneur, je suis le lieutenant Dante, de l’État-major du général Laynn. Le général ne peut actuellement vous accueillir de lui-même. La bataille fait rage et il préfère la surveiller avec attention au poste qui est le sien. Vous le trouverez à côté de la tente de commandement, près de la palissade. Si vous le désirez, je peux vous y conduire…


Thangorthorim fut tiré de sa rêverie par un jeune officier obsequieux, voyant les combats se faire plus dispersés, le roi se gratta la barbe, sauta de sa monture et salua le coalisé.
Faisant un tour sur lui même il détailla les forces en présence, les rares nains qu'il voyait se cachaient dans les tranchées et les forces du temple restaient hors de vue.

Etouffant un juron, le prêtre répondit au hérault :

Une entrevue s'impose, je n'aime pas du tout l'absence des templiers, j'espère que votre supérieur pourra me l'éxpliquer, en attendant, c'est une grande victoire pour l'empire mon gars, on va s'en jetter une petite pour fêter ça !
Allons voir le général, que je le félicite.
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Erwin Laynn



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MessageSujet: Re: Frontière de guerre à l'Abysse   Dim 10 Jan 2010 - 23:11

Le jeune soldat amena le roi nain à la tente de commandement.
Erwin venait de profiter d'un moment de répit pour se rendre un peu plus présentable. Il terminé de se passer un peu d'eau sur le visage. Sa serviette à la main, il continuait de contempler la carte et les symboles que ses officiers d'Etat-major bougeaient pour signifier l'avancée des troupes vers la forteresse de Mogoth.
-Monsieur. Le seigneur Thangorthorim désire vous parler.
Jetant sa serviette sur son siège, il remit de l'ordre dans ses cheveux avant de répondre:
-Qu'il vienne.
Le roi nain avança vers la table, sans franchement voir le général prévèzien. Il contemplait à priori la carte, lui aussi. Peut être les tactiques militaires Prévèziennes avaient-elles à ce point changées et différaient tant de celle du reste de l'Empire que cela les rendaient exotiques? De l'avis d'Erwin, elles restaient à la hauteur, quoiqu'on en dise. Les instructeurs de ses troupes pouvaient être fiers. La victoire leur revenait en partie, à eux et leurs enseignements.
Mais pour l'heure, il fallait "honorer" les alliances. Ou encore, se faire féliciter d'avoir fait le sale boulot... Esquissant un semblant de sourire, le général prit son courage à deux mains:
-Seigneur Thangorthorim, je présume. Général Erwin Laynn, dit le Renard du Désert. Puis-je quelque chose pour vous?

Au loin, au delà du champ de bataille, les hommes de deux bataillons de pointe avançaient prudemment vers la puissante forteresse de pierre.
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Thangorthorim
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MessageSujet: Re: Frontière de guerre à l'Abysse   Dim 10 Jan 2010 - 23:27

Entré dans la tente à la suite de son guide, Thangorthorim fut présenté au général, Erwin Laynn, le "renard du désert", l'homme qui avait vaincu le Sanglant.
Souriant, le nain lui mit les mains sur les épaules et lui porta une grande claque dans le dos ( il faut dire qu'il était monté sur un tabouret ).

C'est une sacrée bataille que voila mon gars, toutes mes félicitations, bon, je vous concède qu'elle n'aurait pas dû avoir lieu, tout ceci est une suite hasardeuse d'incomprehensions diplomatiques.
Mais que la victoire est belle, seuls les morts vous contrediront, enfin..., où est Aedric ?
Mon prédécesseur l'avait envoyé ici, j'éspère qu'il vous fut utile, je ne croit pas l'avoir vu, ni lui ni la drow, les derniers rapports que j'ai reçu faisait part de sa présence.
Je dois dire que je suis assez ignorant quant aux évènements du lieu...
Depuis les élections je suis un peu perdu, mes contacts avec le monde sont plus confus.
On en discute autour d'une bonne bière ?
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Erwin Laynn



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MessageSujet: Re: Frontière de guerre à l'Abysse   Dim 10 Jan 2010 - 23:45

Le général encaissa la bourrade du nain en titubant vers l'avant. Malgré sa taille, le seigneur Thangorthorim ne manquait pas de force.
-La victoire n'est pas encore assurée. Les bataillons II et VI sont en progression vers l'Abysse afin de l'investir et d'en prendre possession. Le plus dur semble être passé, mais tout n'est pas fini. Pas encore. Quant au seigneur Aedric, je ne saurais dire ce qui lui est arrivé. J'ai bien vu des étendards du culte durant la bataille, mais rien depuis.
Se tournant vers son aide de camp:
-Dante, renseignez-vous sur le sort du seigneur Aedric!
-Bien, monsieur!
Puis, se retournant vers le maitre de l'Eglise:
-Ainsi donc, cette bataille n'aurait jamais du avoir lieu? Il est clair que sans mes troupes, elle n'aurait jamais pu être changée en victoire. Les forces que j'ai rencontré en arrivant étaient dans un tel état d'errements qu'il aurait été simple à Mogoth de les réduire en cendre en quelques heures. Aucun commandement commun, une multitude de petites unités disparates partout, pas un seul encadrement, pas de logistique. Le seul point à mettre au crédit de ce campement est la présence de soigneurs remarquables. Mais cela n'est en rien votre faute, j'imagine. La guerre ne peut se faire dans le hasard. Un champ de bataille est loin d'être un brouillon. Chaque tache, chaque rature est faite de sang. Nous avons perdus près d'un millier d'hommes valeureux et autant se trouve sous les tentes des soigneurs. Cela aurait pu être réduit de moitié par une plus forte cohésion des troupes impériales. Je déplore que cela n'est était.

Puis, cessant son monologue, il déplia une chaise de campagne et demanda qu'on lui apporte de la bière.
-Seigneur Thangorthorim, nous allons marcher sur l'Abysse et prendre cette forteresse. Si vous voulez vous associer à cette opération, déployez vos troupes et joignez-vous à moi ici même. Nos longues-vu et nos cartes nous permettrons de diriger la manoeuvre.
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MessageSujet: Re: Frontière de guerre à l'Abysse   Lun 11 Jan 2010 - 0:04

Wile et ses hommes étaient revenus au campement,leurs uniformes blancs maculés par le sang des troupes de l'Exalon,leurs montures avaient pour la plupart été abattues,ils avaient donc du rentrer à pied, admirant les combats entre les forces de l'empire et l'armée du Sanglant.Wile était plein d'amertume à cause de leurs incompétences le seigneur Aedric avait été emmené par l'armée d'Exalon mais la mission du Templier n'était pas terminé loin de la il lui restait deux choses à accomplir...
Demandant poliment l'emplacement de la tente de Renard du désert on l'y guida ,il ordonna a ses hommes de se reposer quelque temps,la bataille n'était pas encore terminée.
Il rentra dans la tente le casque sur la tête et sa tenue de combat encore ensanglanté il n'avait pas le temps d'être plus présentable:

Général j'ai une information capitale dont je dois vous faire part ,si vous comptez prendre d'assaut la forteresse de l'infernal

Il été essoufflé les effets du sort d' Aedric s'était dissipé et ses muscles redevenus normaux le faisaient souffrir
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MessageSujet: n   Lun 11 Jan 2010 - 0:06

Hem, mes forces sont bien entendu à votre disposition, je dois avoir environ une centaine de gardes des portes de fer avec moi et autant de soigneurs, je ne sais quel est l'état des nains déjà présents sur le site, j'y avais fait construire quelques tranchées, j'éspère qu'elles vous furent utiles...
Je..., j'aimerais, rencontrer votre supérieure, le palatin..., je n'ai pas, il me semble, eu l'occasion de discourir avec elle, c'est, il me semble, une figure de plus en plus importante de notre Empire, sa nomination en tant qu'émissaire impériale n'en est que le dernier exemple.
Nous vivons une période active, troublée diraient d'aucuns, je n'ai pas le bon caractère je crois, l'empire fait partie de ma vision du monde, je vois à travers son prisme et j'ai tendance à ne pas vouloir le voir changer, il est selon moi immuable, inébranlable, peut-être la Dame, arriverait à me faire comprendre mieux ce qu'est l'empire.
Changer l'empire, c'est changer le monde, dit-on, mais, peut-être faudrait-il....

Hum, bref, pardon, je vous ressert le couplet politique, on est là pour se battre !
BRAK !
Mais c'est vous Wile, par le sang et le fer !
Que je suis heureux de vous revoir, j'étais fort inquiet !
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MessageSujet: Re: Frontière de guerre à l'Abysse   Lun 11 Jan 2010 - 0:19

Wile frémit en entendant la voix du souverain pontife ,le seigneur Thangorthorim avait succédé à Gorbad peut de temps après leur départ pour l'Abbysse,il n'avait jamais vu le nain mais il lui apparaissait plutôt sympathique.
Je ne suis pas Aedric je suis le capitaine Wile commandant en second de l'expedition , Aedric... il est... ,il est parti avec des troupes du seigneur Tanguy de Nothaume arborant une bannière rouge et noir ,mais avant de partir il m' a transmis deux messages 'un pour vous général l'autre pour vous votre sainteté.
Se tournant vers le général
Si vos forces veulent rentrer dans la forteresse il n'y a qu'un seul passage le pont hors comme vous le savez ces idiots d'elfes noirs ont détruit le pont ,le seigneur Aedric et le commandant Dakeyras ont heureusement découvert un autre passage des tunnels secrets existe tout autour de l'Abysse nous en avons découvert un au prix du sacrifices de plusieurs de nos frère,il se trouve ici dit il en pointant une carte de la région.
Se tournant vers le nain
Quand à vous il souhaitait vous demandez de vous rendre à Anaphe le plus vite possible pour le rencontrer et que si il n'était toujours pas de retour un certain Siegfrield vous recevrez dans les règles.Se sera tout mes hommes et moi attendons vos ordres pour l'assaut final et j espère que nos prêtres médecins ont accomplis mieux leurs taches que nous n'avons accomplie la notre...
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MessageSujet: Re: Frontière de guerre à l'Abysse   Lun 11 Jan 2010 - 0:55

-En effet, les tranchées ont été plus qu'utiles. Ce sont elles qui protègent et délimitent le campement où nous nous trouvons. Je vous propose donc de diriger vos hommes à mes côtés, pendant que vos soigneurs renforceront leurs collègues ici même. Ce ne sont pas les blessés qui manquent, croyez-moi...
Erwin fut interrompu par Dante qui revenait en courant:
-Monsieur, des hommes portant les couleurs d'Aedric de Nardogord arrivent vers nous!
-Très bien. Laissez passer leur chef, le supérieur du seigneur Aedric se trouve ici même.
-Bien, monsieur.

Le général reprit là où il avait été arrêté: la palatine.
-La palatine n'est pas dans les frontières de l'Empire, m'a-t-on dit. Il faudra attendre son retour, j'imagine. Vous la trouverez à Méthone ou à Prévèze lorsqu'elle rentrera. Pour moi, l'Empire est secondaire. Seul Prévèze m'importe. Si Prévèze va, l'Empire peut bien s'écrouler. Mais si Prévèze va, a contribue à la santé de l'Empire, donc au final...

Un homme entra alors, accompagné de Dante:
-Général j'ai une information capitale dont je dois vous faire part ,si vous comptez prendre d'assaut la forteresse de l'infernal
-Bien, très bien... Qui êtes-vous et qu'elle est cette information, je vous prie?
-Je ne suis pas Aedric je suis le capitaine Wile commandant en second de l'expedition, Aedric... il est... il est parti avec des troupes du seigneur Tanguy de Nothaume arborant une bannière rouge et noir, mais avant de partir il m' a transmis deux messages l'un pour vous général l'autre pour vous votre sainteté.
Le soldat se tourna vers le Renard du Désert afin de lui confier le message du seigneur Aedric:
-Si vos forces veulent rentrer dans la forteresse il n'y a qu'un seul passage le pont hors comme vous le savez ces idiots d'elfes noirs ont détruit le pont ,le seigneur Aedric et le commandant Dakeyras ont heureusement découvert un autre passage des tunnels secrets existe tout autour de l'Abysse nous en avons découvert un au prix du sacrifices de plusieurs de nos frère,il se trouve ici. Dit il en pointant une carte de la région.
-Je vous remercie, capitaine. Cette information nous sera des plus utile, en effet.
Le jeune homme se tourna ensuite vers le seigneur nain, chef de l'Eglise impériale:
-Quand à vous il souhaitait vous demandez de vous rendre à Anaphe le plus vite possible pour le rencontrer et que si il n'était toujours pas de retour un certain Siegfrield vous recevrez dans les règles.Se sera tout mes hommes et moi attendons vos ordres pour l'assaut final et j'espère que nos prêtres médecins ont accomplis mieux leurs taches que nous n'avons accomplie la notre...

-Bon, messieurs, il est temps de changer quelque peu mes plans d'attaque.
Le général se leva et donna ses ordres à l'un de ses officiers d'Etat-major. Ce dernier se chargerait de les transmettre aux troupes déployées en progression.
Revenant vers ses deux invités, il déploya un siège pour le vaillant capitaine et lui fit venir une pinte de bière afin qu'il puisse trinquer avec le seigneur nain. Lui même en restait à son thé encore tiède. Jamais d'alcool en campagne était son credo. Toujours être prêt, l'esprit affuté, pour résoudre toute situation stratégique. Les seuls fois où il se permettait de boire étaient les périodes où son armée se trouvait à l'abri en Prévèze, dans ses casernements.
-Capitaine, vous pouvez rester ici même si vous le désirez. Ma couchette est à votre disposition. Je pense qu'il vaut mieux pour vos hommes qu'ils restent au campement. Ils ont assez combattus pour l'instant. Leur honneur est sauf. Maintenant, messieurs, il ne nous reste plus qu'à, comme on dit chez moi... J'ai demandé aux bataillons de tête de rester en attente en position défensive devant l'entrée du passage. Reste à savoir si vous désirez y envoyer vos hommes, seigneur Thangorthorim. Le temps que les miens atteignent leur position et se placent en formation défensive, vous disposez d'un peu de temps pour manoeuvrer. On lancera l'assaut lorsque vous serez prêt.
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MessageSujet: Re: Frontière de guerre à l'Abysse   Lun 11 Jan 2010 - 22:44

Le nouveau venu, un lieutenant d'Aedric s'activa transmit des nouvelles fraîches à l'intention du général aunis qu'une courte missive au pontife, la nouvelle apportée fit fronsser les sourcils du nain, Aedric se trouvait en compagnie du diacre de Nothaume, un religieux au passé emplit de rumeurs.
Prenant note d'un rendez-vous donné par son plus fidèle prêtre à Anaphe, le serviteur de Brak acheva sa chope, pourtant lors de sa dernière gorgée, il s'étouffa et avala de travers le frais brevage.

Le général, calé dans un fauteuil de camp, sirotant de l'eau tièdasse et de couleur maronasse fit une déclaration qui manqua de provoquer un infarctus chez le nain :

Pour moi, l'Empire est secondaire. Seul Prévèze m'importe. Si Prévèze va, l'Empire peut bien s'écrouler.

Nom de Brak gamin !
Encore une déclaration comme ça et je passe l'arme à gauche, mon coeur à raté deux battements.
Evitez je vous prie ce genre d'idée en présence d'un vieux conservateur comme moi, Prévèze fait partie de l'empire, comme l'empire fait partie de Prévèze, rien que le mot "s'écrouler" me flanque des frissons, brrr...
Vous ne devez pas avoir bien choisi vos mots, du moins je l'éspère.

Bon, passons, Wile, dites à Aedric que je passearais à Anaphe, dès que possible.
Mes nains vont se mettre en place, il ne va pas comprendre ce pauvre Mogoth...
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MessageSujet: Re: Frontière de guerre à l'Abysse   Mer 13 Jan 2010 - 17:13

Wile avait accomplie les deux missions que lui avait confié le seigneur Aedric.Le templier eut une pensée pour son commandant durant cette bataille,il avait été un trés bon leader les templiers s'y étaient attachés ,sa foi et sa détermination avait imprésionnés ces saints guerriers.Le générale lui proposa d' utiliser ses quartiers pour se reposer pendant que lui et le pontife mettait fin à la battaille.Buvant une gorgée de bière il réfléchit lui et ses hommes avaient déjà payé un lourd tribut ,mais il voulait pénétré dans l Abbysse se levant il dit.

Avec tout le respect que je vous dois général je crains que moi et mes hommes ne prendrons du repos que lorsque l'Abbysse sera tombé et que la tête de Mogoth sera placé sur un pique et que son corps brulera sur un bucher allumé par le seigneur Aedric .Et je pense que si celui ci était la il serait le premier a pénétré dans le tunnel .Vous pouvez donc comptez sur les templiers Renard du désert.
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MessageSujet: Re: Frontière de guerre à l'Abysse   Lun 25 Jan 2010 - 19:16

-Bien, messieurs, je vais envoyer en premier lieu quelques éclaireurs. Ces souterrains dont vous m'avez parlé ne me semblent pas suffisamment sûrs pour y engager séant le gros de nos forces. Voyons d'abord comment se présente la situation...
Le général fit un signe à l'un de ses officiers d'Etat-major, qui s'occupa de la transmission de l'ordre aussi vite qu'il le put.
Pendant que la volonté du général s'accomplissait, il ne put s'empêcher de repenser aux paroles du nain. Ses propres propos avaient manqués de le faire suffoquer. Le seigneur Thangorthorim se révélait être un impérial acharné. Tel n'étaient pas hélas les convictions du Renard du désert. Lui se voulait beaucoup plus pragmatique. Au diable l'Empire si Prévèze subsiste. Et au diable toute la hiérarchie impériale. Elle ne valait rien, de toute façon. Lui, "simple" général appartenant aux forces de Prévèze, venait de prendre contre toute attente le contrôle des opérations sur ce champ de bataille, face au souverain pontife, grand maitre de l'Eglise Kalamaïenne, et à un commandant des templiers, chef par intérim' du bras armé de l'Eglise. Après tout, peut être le valait-il mieux, pour la survie des soldats en présence...


-Capitaine, ordre du général, vous prenez la tête de vos éclaireurs et vous ouvrez le chemin pour nos forces.
Le capitaine Vokyum avait l'habitude de ce genre de directives. Depuis qu'il se trouvait à la tête des unités de reconnaissance de la 1ère Armée, le déploiement de ses hommes se faisait fréquent. Mais peut être était-ce mieux que voir toute la 1ère Armée tomber dans un guet-apen ou un quelconque piège issu de quelque esprit tordu d'un ennemi en fuite.
Vokyum accusa réception de l'ordre de faire mouvement et ordonna à ses hommes de le suivre. Et résolument, il avança dans le trou sombre et fort peu accueillant.
Le boyau en lui même n'était rien d'autre qu'un tunnel creusé à même la roche volcanique. Les bords de ce dernier avaient par ailleurs été laissés bruts. Nul sculpture, nul enluminure ou quelconque preuve d'esthétisme dans la roche. Seuls quelques traces d'un précédent combat: chocs sur la pierre, raclure faite par une arme d'une taille dépassant l'entendement... Au sol, des traces de sang, humain et provenant d'autres créatures dont il valait mieux ne pas penser, agrémentait le tunnel de quelques touches de couleur. L'odeur, acre, forte, de la mort. Une odeur que tout combattant sent lorsqu'il se sait en danger. Une fragrance comparativement plus douce montait dans le boyau, au fur et à mesure de leur progression. Une odeur étrange, comme minérale. Presque métallique.
Le capitaine des éclaireurs s'arrêta un instant, sur ses gardes. La flèche encochée à son arc, tous les sens en alerte, il restait pourtant là, immobile. Quelque chose n'allait pas. Le groupe d'éclaireur de tête le dépassa et continua, l'arme haute, sa progression.
Vokyum ne voyait toujours pas ce qui n'allait pas. Ce qui ne pouvait pas aller. Le second groupe le dépassa.
Un étrange sentiment l'étreignit au plus profond de son être...
-Repliez-vous! On sort de là! Dit-il à ses hommes encore à portée de voix. Il accompagna ses paroles d'un ample geste du bras en direction de la sortie.


Toujours plongé dans ses pensées, Erwin attendait un rapport de ses éclaireurs. Un rapport favorable, si possible. D'instinct, il se leva pour mieux surplomber la carte. Il l'examina de plus près. Deux traits grossiers avaient été tracés au porte-pointe entre la position actuelle de ses troupes et l'Abysse. Le tunnel. Un goulot d'étranglement, pour sûr. Cette sale forteresse ne serait pas facile à prendre. Surtout si l'ensemble des troupes encore opérationnelles se devaient de passer en rang de quatre par une boyau dont seuls les dieux connaissaient la taille et le tracé.
Le Renard du désert poussa un soupir.

Soudain, une énorme explosion déchira l'air!
Un déluge de feu et de flammes désintégra l'Abysse.
Des blocs de roc, projetés par l'explosion s'abattirent tout autour de ce qui était encore une imprenable forteresse.
Le souffle de l'explosion, chaud, intense, balaya le campement, arrachant au passage quelques tentes.


Un terrible tremblement succéda à l'explosion. Vokyum et ses hommes se trouvaient encore dans le tunnel d'accès lorsque celle-ci avait eu lieu. Les membres du régiment de reconnaissance qui s'y était aventurés avaient tous été violemment projetés contre les parois. Certains avaient perdus connaissance sous le choc. Le capitaine se releva douloureusement, cherchant ses hommes des yeux parmi la poussière en suspension, soulevée et éjectée par le violent souffle. Vokyum cracha du sang à terre, avant d'exhorter ses hommes à se replier.
Il vit ainsi les soldats des 3ème et 4ème groupes suivre ses recommandations. Les valides aidant du mieux possible les blessés. Mais aucun signe des 1er et 2nd groupes. Ces deux derniers s'étaient avancés plus profondément que les autres et avaient du subir un choc plus violent.
Le capitaine les appela de toute la force de ses poumons. La poussière le fit tousser bruyamment entre chaque appel.
Le tremblement s'accentua et paru se rapprocher.
Des craquements proches de ses oreilles le firent sursauter: la roche s'effritait, subissant des pressions intenses, menaçant de s'ébouler. Le capitaine comprit instantanément ce qu'était dès lors le tremblement: le tunnel, fragilisé par l'explosion, s'effondrait!
Le bruit se rapprocha encore de l'infortuné officier prévèzien. Les craquements redoublèrent d'intensité.
Mu par un étrange automatisme, Vokyum fit volte-face et courut aussi vite que lui permettaient ses blessures. Il ne contrôlait aucun de ses muscles, ne ressentait plus aucun effort. Seul son cerveau fonctionnait au quart de tour. Le temps lui sembla ralentir, tant le débit et la vitesse de ses pensées avait cru. Un regain d'énergie sans précédent traversait chaque fibre de son être.
Le tremblement se rapprocha encore, presque sur ses talons, maintenant. Il pouvait presque entendre le bruit mat de chaque morceau de roche s'effondrant sur le sol, explosant sous l'effroyable pression de cette marée de pierre.
Soudain, Vokyum aperçu le bout du tunnel, lumière blanche salvatrice.
Chaque foulée qu'il faisait le rapprochait de cette lumière, symbole de salut.
Il n'en était plus qu'à une poignée de mètres lorsqu'elle disparut soudain.
Une intense douleur à la nuque le fit sombrer dans l'inconscience...


Erwin se releva en s'appuyant sur la table de campagne encore debout. La carte et les petites figurines représentant ses troupes avaient été soufflées. Si la première trônait au sommet de sa tente -restée debout elle aussi-, les secondes avaient choisies de s'éparpiller un peu partout alentour. Des cris résonnaient un peu partout dans le campement. Des officiers qui, déjà, jugulaient le désordre en rassemblant les soldats valides au sein de leurs unités respectives. Les tentes des soigneurs, où se trouvaient la majorité des blessés avaient été épargnés, puisqu'en retrait du campement.
Le Renard du désert aida Thangorthorim à se relever. et s'assura que tout le monde allait bien. Lui même avait prit un pan de la carte dans le nez, lorsque le souffle les avaient atteint. Une marque légèrement rouge apparaissait sur une partie de son visage, signe d'un claquement vif sur sa peau. Il s'en remettrait. Si une lame n'avait pas pu le tuer, une carte n'y réussirait pas non plus, après tout...
-Demandez un rapport sur l'état des troupes de tête. Tout de suite!
Son aide de camp claqua des talons et s'occupa d'obtenir les informations au plus vite...


Les yeux de Vokyum se rouvrirent péniblement. La poussière retombait sur lui, avec une lenteur étonnante. Encore complètement sonné par le choc, il contempla les étranges balais des particules de poussière au dessus de lui.
Une douleur lui courra le long de la jambe droite. Il tenta de se redresser, sans grand succès, pour en connaitre la cause.
Il se trouvait dans une sorte de cavité de petite taille. Fouillant avec son bras droit -encore valide- dans son armure de cuir, il en sortit son briquet à amadou, une pipe de voyage et une petite réserve d'herbe à pipe. L'elfe se doutait qu'il n'en avait plus vraiment pour longtemps. Autant passer ses derniers moments agréablement. S'il ne mourrait pas de ses blessures, ce serait l'asphyxie qui s'en chargerait dans les heures qui suivraient...
Après avoir chargé sa pipe, il la porta à sa bouche. L'ivoire familier du bec de l'instrument lui tira un sourire de contentement. Il actionna son briquet à amadou et l'approcha de l'herbe...
Il avait fort apprécié les premières bouffées. Fermant les yeux pour en savourer toutes les odeurs et saveurs.
Quel ne fut pas le choc lorsqu'il les rouvrit. La faible lueur de sa pipe se reflétait en mille éclats contre les quartiers de roche l'entourant. Il faillit en perdre sa pipe. Se reprenant, malgré la douleur émanant des différentes blessures dont il était affligé, il rapprocha doucement sa tête des effets lumineux. Passant sa main sur la roche, il la sentit lisse et découpée en angles réguliers. Il approcha sa pipe de la roche et pu en apprécier l'éclatante transparence.
La beauté de sa découverte ainsi que les circonstances de cette dernière le firent sourire. Il prit une bouffée de sa pipe.
Des diamants bruts se trouvaient à moins de 10cm de sa main. Des kilos de diamants d'une transparence incroyable. Il fallait d'habitude un polissage en règle de la pierre pour atteindre ce degrés de transparence. Mais la pureté des pierres précieuses et l'étrange éclat qu'elles renvoyaient ne laissait aucun doute au capitaine. Il était blessé, coupé du monde extérieur et coincé par une richesse incommensurable. Parce que ces pierres vaudraient des millions! Si on prenait la peine de les découvrir.
Qui pouvait se douter que l'explosion et l'éboulement de l'Abysse aurait dévoilé un filon incroyablement riche de diamants?

---------------------

Il parut au capitaine qu'une éternité s'était écoulée depuis qu'il était prisonnier de sa prison précieuse.
Il venait d'être tiré de sa torpeur par une étrange rumeur. Il lui avait semblé entendre des voix. L'elfe tendit l'oreille.
Il s'agissait bien de voix! On le cherchait!
La nouvelle les réveilla, lui et l'espoir de revoir le jour.
-JE SUIS LÀ!!! OHÉ!!!
Les voix s'interrompirent, rapidement remplacées par des chocs métallique contre la pierre.

Un fin filet de lumière fit son apparition au dessus du capitaine Vokyum. Les parois de sa prison précieuse parurent s'enflammer d'une lumière divine. Les diamants reflétèrent la lumière comme aucun matériau n'aurait pu le faire. C'est dans une multitude de rayons, d'étincelles, d'éclats et teintes de lumière que se retrouvait à présent l'infortuné officier prévèzien. Et l'intensité de ces projections lumineuses allait en s'accentuant au fur et à mesure de la progression des secours, le fin filet de lumière se changeant en large trou de minutes en minutes... Des larmes lui coulèrent devant la beauté de ce spectacle.
Il ne vit presque pas ses sauveurs tendre vers lui leurs mains. Leurs visages se brouillèrent, leurs voix s'estompèrent progressivement. Et Vokyum bascula dans l'inconscience pour la seconde fois de la journée.

----------------------

-Mon général, j'ai le rapport que vous vouliez. L'aide de camp du Renard se tenait à côté de son chef.
-Alors?
-Selon vos ordres, le régiment de reconnaissance été seul déployé lors de la destruction de la forteresse. Deux groupes de reconnaissance sont portés disparus. Ils font état de 40 morts ou présumés comme tels, de 7 blessés légers et de 2 blessés graves dont le capitaine Vokyum, commandant ce régiment, qui vient d'être retrouvé vivant parmi les décombres à proximité de la sortie du tunnel. L'ensemble des éclaireurs sont sous le choc et affligés de multiples contusions. Les troupes coalisées, ainsi que les nains et templiers présent n'ont enregistrés aucune autre perte.
Le général ferma les yeux. 40 morts supplémentaires.
Une pensée écarta toutes les autres: combien y en aurait-il eu, si à la place des éclaireurs il avait demandé de marcher sur l'Abysse?
-Rappelez les. On a achevé notre mission. La bataille est terminée, par la destruction de la forteresse ennemie et la mort de ses occupants.
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Thangorthorim
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MessageSujet: Re: Frontière de guerre à l'Abysse   Lun 25 Jan 2010 - 22:05

Thangorthorim était comfortablemment installé dans un fauteuil, à discuter avec le responsable des nains responsables des tranchées.
Alors qu'il entamait sa troisième chope d'ale, une forte explosion le mit prsque à genoux, soit très bas.
Pestant dans sa barbe, son casque de travers, il se redressa pour voir l'Abysse en ruines, un épais nuage de poussière s'élevait de la forteresse crevée, tel un infâme et immense champignon, délivrant ses spores, à cette pensée, Thangorthorim songeat au livre de recettes sur lequel il travaillait.

Imaginez, de délicieuses morilles à la crême, du sanglier à la bière et des pommes de terre croques en sel, un délice.


Sortant de ses considérations culinaires, il épousta son pourpoint, et scruta les décombres, déjà des soldats tentaient de dégager les leurs des gravats.
Etouffant un juron (mais pas le même) , il se tourna en un éclair vers le Renard et le secoua.
Tout en s'adressant à ses officiers, il continua à malaxer de façon nerveuse l'épaule du général.

Par Brak !
Des gars sont là-dessous, Hardrik, prenez la tête des sauveteurs.

Une fois calmé, il se prit le nez entre le pouce et l'index et émit un rire nerveux.
Parlant cette fois à Erwynn "Le Renard".

Bien, le dernier tour de ce canulant infernal, je n'ose imaginer le pertes si d'aventure nos troupes étaient passées à l'assaut.
Je salue votre preventivité, et vous renouvelle toutes mes félicitations, sans vous, je suppose que tout aurait tourné au massacre.

Alors qu'il passait une diplomatique pommade au général, un nain fit son entrée dans la tente, porteur de deux missives en provenance du Nibin'bar.

Le premier qui lui vint en main était un compte rendu militaire, la garnison du Nibin'bar avait pris l'avantage lors de nombreuses attaques ces derniers temps.

Citation :
Aquilodon tente de piller vos terres et vos villages !
Grâce à vos puissantes fortifications, vos hommes parviennent à repousser l`attaque !
Vous méritez une récompense de 2048 points d`expérience !

Le second était de la même nature, relatant un combat en tout points identique, le prophète de l'Equilibre avait tenté par deux fois de s'emparer de ses terres en son absence, voila qui lui donnait un prétexte en or pour razzier ses terres.

Souriant, le nain replia le courrier et recommença à assaillir son vis-a-vis de manoueuvres diplomatiques.

Préparant ses troupes, le roi nain ne tarda pas à plier bagage.
Après une dernier salut au général, le prêtre se retourna vers son armée et prit la tête de celle-ci
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Frontière de guerre à l'Abysse

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