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 [Demeure du marchand Alec Goron à Anaphe.]

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Famille Vaël



Nombre de messages : 6
Date d'inscription : 12/12/2009

MessageSujet: [Demeure du marchand Alec Goron à Anaphe.]   Dim 7 Fév 2010 - 15:44

Quelle Etoile?

[Le soir de l'arrivée des Vaël à Anaphe....]

Le toit de la demeure d'Alec Goron était plat.. Une terrasse supérieure en quelque sorte.
Les mots avaient eu du mal à sortir.
Il avait vu la pitié, dans les yeux du marchand, et il l'avait haï pour ça.
Pire encore!
Il avait vu la pitié dans les yeux d'Elyne.
Ceci, plus que tout, l'avait percé au cœur.
Il avait abrégé le récit, pour pouvoir mieux disparaître... En se servant sans remord de Rom' pour les attirer loin de lui.
Il en avait presque honte, mais après tout, son frère était quand même en piteux état et avait besoin d'aide.
Ce qui justifiait parfaitement qu'il lui laisse l'assistance dont il aurait pu disposer, non?
Alors Tristan était là, assis sur la terrasse, perdu dans ses pensées.
Les étoiles l'avaient fasciné, la première fois qu'il était venu ici.
Elles étaient les mêmes que chez lui... mais pourtant, leur disposition dans le ciel était bien différente.
Il avait mis du temps à comprendre qu'elles étaient semblables, d'ailleurs.
Et puis elles étaient devenues comme un point de repère, comme un appel vers la maison.
Aujourd'hui, les étoiles lui rendaient simplement son impression de solitude et d'absence.
Une fois de plus, il rêva qu'il le tenait, ce maudit! Et qu'il l'écrasait, sans aucune pitié...
Ce barbare qui avait mené l'assaut.
Une soif de vengeance inextricable lui rongeait les tripes, lui nouait les méninges.


___________

Elyne caressa du dos de la main la joue de son cousin, Rom', qui venait enfin de s'endormir.
Le pauvre avait l'air d'en avoir vu de vertes et de pas mûres, depuis leur fuite.
Son bras n'avait pas guérit, au contraire même, et la plaie en était suppurante.
Heureusement, ils avaient un barbier parmi leurs gens, et le lendemain, son père ferait venir son médecin personnel.
C'était bien d'ailleurs tout ce que le marchand pourrait faire pour les neveux de sa femme.
Après tout, il avait eu beau s'intéresser au récit de Tristan, il n'était pas soldat, n'avait pas d'armée, n'avait pas l'or pour la financer, et il avait lui même d'autres problèmes à régler, tel que les récents décrets palatinaux.
La jeune fille se faufila hors de la chambre, la laissant vide, mis à part son plus jeune cousin, et se mit en quête du second.
Elle savait déjà où elle le trouverait.
Elle avait senti sa colère, bien qu'il eut essayé de la cacher... mais elle le connaissait trop bien.
Et puis, plus simplement, il s'était isolé, en l'ignorant, elle, totalement.
Traverser un couloir, deux, monter l'escalier.
Il était là, sur la terrasse, le regard perdu dans les étoiles.
Il avait l'air déboussolé, perdu... L'avait-elle jamais vu aussi près de voler en éclat.
Son cœur s'en serra, et elle s'approcha à pas feutrés, silencieuse.
S'assit à ses côtés, passa un bras autour de ses épaules et appuya sa tête sur son bras.
Il était nerveux, tendu, mais n'émit pas un son, ne bougea pas plus, ne donnant aucune signe d'avoir remarqué sa présence.
Puis il soupira longuement...

"J'aurais voulu rester seul, Elyne."


Ce n'était pas bon signe, il l'appelait par son prénom complet.
Elle ne voulait même pas imaginer les noires pensées qui devait l'assaillir.
Toutefois, elle ne pouvait se résoudre à le laisser seul.
A l'abandonner.
Il avait besoin d'aide, autant que Rom'... Et il n'y avait qu'elle qui put l'aider, elle le savait, ici du moins.
Dans un murmure apaisant, elle vint lui glisser quelques mots à l'oreille.

"Mais nous sommes seuls..."


Il grommela, mais au lieu de la repousser, il l'enlaça par la taille et l'attira contre lui, et l'embrassa sur le front.

"Tu es affreusement pénible Elyne... Et imprudente."


Tris' secoua la tête, d'un air faussement désabusé, mais il en aurait presque sourit, si elle le devinait bien.
Elle n'était pas si inefficace que ça, hé...
Ni si imprudente... Il essayait de lui en vouloir.
Il voulait écouler sa haine, passer sa colère.
Elle se permit un sourire en coin. Contre elle il ne pourrait jamais, ils le savaient trop bien tous les deux.

"Bah, ils ne savent rien, alors bon!"

"Encore heureux!"

Il fronça les sourcils, soudain redevenu grave...

"Tu sais très bien que..."

"Je sais!"

Sa voix avait fusé sèchement, et il parut encore plus contrarié.
Incorrigible, vraiment...
Elle se redressa, et vint effleurer, brièvement, ses lèvres avec les siennes.
Et pas juste pour l'empêcher de reprendre son laïus.
D'une main, elle lui ébouriffa les cheveux, avec un sourire entendu.

"Tu n'as jamais appris à te taire?"


Et la jeune fille se blottit à nouveau contre lui, dans ses bras...
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[Demeure du marchand Alec Goron à Anaphe.]

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