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 Retour de Zakinthe

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Exhyl



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MessageSujet: Retour de Zakinthe   Mar 10 Aoû 2010 - 17:55

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Exhyl n’avait malheureusement que moyennement confiance. Du fait que le commandant était enrhumé, ce qui semblait diminuer ses capacités de réflexion obnubilé qu’il était par sa maladie, et aussi car il paraissait prendre les propos des plaignants à la légère car ceux-ci n’étaient que de simples habitants insignifiants alors que la cible de la plainte était un palatin puissant.

Cependant, il savait que le village serait bien protégé grâce aux troupes que le commandant enverrait. Le minotaure espérait seulement que cela se passerait bien. Tout le monde n’aime pas les minotaures, et certains de ses minotaures ne devaient pas porter les humains dans leur cœur. Mais, il pensait que les anciens seraient capables de gérer cet éventuel problème.

Lorsque Corne Bleue entendit parler des vachules, il blêmit. Il connaissait ces monstruosités pour avoir été obligé d’en chevaucher. Ces horreurs, déjà rien que le nom était horrible, possédaient le talent de le rendre malade en quelques minutes seulement. Mais, comme les fois précédentes, on ne lui donnait pas le choix.

C’est donc la mort dans l’âme qu’il enfourcha sa monture lorsqu’elle lui fut présentée. Feldret l’imita avec gaucherie, il n’avait jamais monté à cheval ou à vachule. Shog s’en sortit mieux avec sa monture miniature.

Le départ se passa sans encombre. C’est la suite du voyage qui risquait d’être plus ardue, surtout pour Exhyl.

Le gobelin parvint à ne pas rougir lorsque l’humain le gratifia d’un nouveau « maître ». Il n’en était pas moins fier d’être appelé ainsi.


« Non, je n’ai plus de doutes. » répondit le verdâtre de son voix aigüe d’où ne pointait pas l’habituelle sonorité plaintive. « Mais, vous faites toujours la même chose ? Voyager et se battre, c’est pas répétitif ? »

Shog maniait sa monture en ne se servant que des talons. Il ne touchait aucunement aux rênes. Pour s’aider à maintenir sa position, il se cramponnait toutefois à la crinière du cheval nain, mais avec un semblant de délicatesse.

Feldret était mal-à-l’aise mais s’en sortait pas trop mal pour un novice.

Exhyl était complètement malade, nauséeux. Il avait l’impression de se tenir sur le pont d’une coque de noix ballottée par les flots lors d’une tempête. Le seul moyen qu’il avait trouvé pour faire refluer son malaise était de l’ignorer en pensant à autre chose.

Malheureusement, il ne s’était pas attendu à ce que les pensées venant à son esprit furent celles qui y vinrent. Oh, elles n’avaient rien de désagréable, au contraire. Seulement voilà, ce n’était pas le moment approprié. Il avait peur que cela le trouble et le déconcentre au mauvais moment. Au moins, ces pensées agréables eurent l’effet escompté, il en oublia son moyen de locomotion.

La première partie du voyage se révéla assez ennuyeuse. Ils ne croisèrent que peu de monde. Ils contournèrent Arthandre pour éviter une éventuelle confrontation entre Exhyl et le palatin ce qui risquerait de compliquer l’enquête demandée par la corporation.

Puis, dès qu’ils dépassèrent la capitale provinciale, le nombre de personnes croisées augmenta, mais resta tout de même faible. Il s’agissait principalement de marchands désireux de faire quelques affaires juteuses afin de remplir leurs bourses déjà bien pleines.

Enfin, la troupe parvint à la frontière. Et, après les vérifications d’usage rapidement expédiées et bâclées, ils continuèrent leur route.
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L'Ardonien



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MessageSujet: Re: Retour de Zakinthe   Ven 13 Aoû 2010 - 0:26


« Mais, vous faites toujours la même chose ? Voyager et se battre, c’est pas répétitif ? »
L’Ardonien eut une drôle d’impression, qu’il ne pu définir exactement. Il répondit d’une voie douce, neutre, la première chose qu’il lui traversa l’esprit.

C’est ma vie.

Shog ne parut pas comprendre, lui-même se trouva flou. Il haussa les épaules et regarda Feldret.

Quelle différence avec un forgeron qui forgera toute sa vie ? J’aime les voyages et je sais tuer des gens. Il semblerait que cette activité me convienne par conséquent.

Il conclut sa phrase avec un léger sourire.

Il estima qu’ils en auraient pour 5 jours de voyage environ. L’ambiance était légère et les conversations futiles. C’était la rentrée victorieuse d’une compagnie. La victoire n’était pas héroïque et serait consciencieusement ignorée par les bardes, mais il n’en restait pas moins qu’ils avaient réussi.
Les trois premiers jours se passèrent ainsi, tranquillement. Le groupe trouva un certain rythme, les vachules n’ayant aucun mal à suivre l'allure des animaux plus conventionnels.

Le troisième soir, tout commença comme les deux précédents. Loin de Zakinthe, ils ne mirent pas en place de tour de garde. Ils avaient de toute façon le sommeil léger et rien ne laissait présager qu’ils avaient besoin de sentinelles, ce en quoi l’avenir leur donna raison. Après le repas, ils échangèrent quelques anecdotes puis se couchèrent.

De quoi fut peuplé le sommeil d’Exhyl, de Feldret, ou encore de Shog, je ne saurai le dire. Sans doute passèrent-ils d’une chose à l’autre et finalement, se reposèrent. Il en fut tout autrement pour l’Ardonien.


Il était debout au milieu de la plaine. La même que celle où ils avaient établi le campement ? Une brume monta, épaisse. Il ne distinguait rien, bien qu’il fasse jour, enfin, tout était baigné d’une clarté indéfinissable que l’on pouvait associer au jour. Il y avait quelque chose dans la brume, mais il comprit vite que la présence ne se révèlerait pas. Par endroit, il apercevait des scintillements. Le plus étrange, c’est qu’il savait qu’il rêvait, mais sans le savoir tout à fait. Il sentit qu’il se retourna dans son sommeil et il eut la sensation que sa personnalité se scinda en deux. Une partie était dans une plaine, à regarder une brume mouvante et scintillante et l’autre était dans sa couche et voyait défiler des images dans sa tête mais trop vite. Il sembla à l’Ardonien que certaines images se retrouvaient dans la brume.

Ça faisait un peu comme lorsque l’on se réveille, et que, bien qu’éveillé, une partie de notre être continue le rêve, voulant savoir la fin. L’Ardonien se retourna et se rendormit complètement, ce qui le renvoya dans la brume.

Il n’était plus dans la plaine. Ça faisait longtemps qu’il ne voyait plus ses pieds, mais là, il ne sentait plus le sol non plus. Il ne sentait rien de particulier. Peut être se déplaçait-il.

La brume s’écarta devant ses yeux. Il vit un convoi sur une colline. De pauvres gens, avançant en pleine lumière. Il les voyait d’en haut, comme s’il regardait un tableau. Sauf que le tableau semblait vouloir bouger, tout avait l’air si lent… Il monta, doucement, et croisa un griffon. Il monta encore et tout devint flou. La scène tourna… Au loin, il y avait un point, mais il ne pouvait le distinguer. Qu’était-ce ?

En un instant, il y fut. Il y vit une armée, menée par un chevalier.
Elle poursuit le convoi, comprit-il. Un elfe se tenait face à elle, mais il fit demi-tour et la brume s’en désintéressa et se referma. Il revint dans la clairière, la brume se rouvrit, et il vit le visage de quelqu’un qu’il avait appris à connaitre, un certain géant, mais avec une expression inhabituelle, celle du Grognar qui réfléchit.
Furtivement, il distingua une vampire qu’il aurait aimé mieux connaitre, puis la brume se referma définitivement.

Pourtant le rêve n’était pas terminé. La brume commença à tourbillonner lentement, de façon hypnotique, et tout aussi lentement, il se réveilla dans le camp immobile, et se redressa.

Le médaillon brulait, mais il refroidit très rapidement, et il constata qu’il ne portait nulle marque sur la poitrine. Pour la première fois, L’Ardonien se fit la réflexion qu’il aurait dû prendre le mode d’emploi en même temps que le bijou.

La nuit était loin d’être finie, pourtant il était totalement reposé. Aussi s’assit-il confortablement, remis du bois dans le feu et passa le temps qu’il restait jusqu’au matin à réfléchir sur ce qu’il avait vu.

Quand l’aube pointa, il n’avait compris qu’une seule chose. En sortant de Zakinthe, il ne quittait pas un combat, il s’y précipitait.



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Exhyl



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MessageSujet: Re: Retour de Zakinthe   Sam 14 Aoû 2010 - 2:25

La dernière partie du voyage se déroula paisiblement dès que Zakinthe fut laissée loin derrière. Tout le monde semblait perdu dans ses pensées. Peu de mots étaient échangés, mais l’ambiance lourde et tendue qu’il y avait au début de la mission avait disparu. Elle était détendue, calme et amicale. Surtout le soir, où à la chaleur du feu les langues se déliaient petit à petit.

Le gobelin repensait à la réponse que l’humain lui avait donnée. Il n’avait pas pensé à cela sous cet angle différent. Feldret qui passait son temps à forger travaillait le métal de diverses manières pour obtenir un résultat toujours différent selon ses envies et les besoins du village. Pour un observateur extérieur, son travail semblait répétitif et rébarbatif, tout comme ce qu’accomplissait l’Ardonien. Mais, ce dernier devait comme le minotaure effectuer les choses de façons différentes à chaque fois.

Le forgeron ne perdit pas de temps à ressasser ses souvenirs. Il préférait se contenter de l’instant présent. Corne Brisée observait donc avec attention le paysage, tout en dirigeant avec gaucherie sa monture. Ce fut lui qui signala la présence d’une meute de loups à la limite de son champ de vision. Les animaux, plus d’une cinquantaine, courraient ventre à terre. Leur origine et leur destination étaient inconnues. Les bêtes ne paraissaient pas avoir remarqué les voyageurs. Aussi, Feldret s’en désintéressa rapidement et reprit sa contemplation silencieuse.

Exhyl était à nouveau perdu dans ses pensées, agréables. Il ne remarqua donc pas la meute. Son esprit était accaparé par deux visages. Comment avait-il pu les oublier ? Pourquoi ne les avait-il pas revus depuis au moins un mois ? Il le savait, c’était à cause de la mort de son père. Un père qu’il n’avait que très peu vu au cours des dernières années. Un être qu’il aimait malgré ses défauts. Une personne à qui il en voudrait encore longtemps de lui avoir imposé un tel fardeau. Mais, il avait à présent la vision de ces deux visages qui le réconfortaient. L’un avec un regard pétillant et une petite moue espiègle. L’autre avec un regard sévère et une mine désapprobatrice. Il se promit de les revoir le plus vite possible.

Les montures bien dressées marchaient au rythme de la plus lente d’être elles. Evidemment, la retardataire était la vachule montée par Feldret. La monture n’appréciait que moyennement d’être dirigée par une personne si inexpérimentée. Elle se traînait pour ne pas faire tomber le minotaure et enrageait de savoir qu’elle retardait le groupe. L’hybride réprimait avec difficulté une envie de plus en plus intense et pressente de ruer et éjecter le poids qu’elle promenait.

Et, évidemment la vachule se put se retenir éternellement. Feldret se retrouva cul par-dessus tête à terre devant sa monture. Mordre la poussière n’était pas le passe-temps favori de Corne Brisée. Aussi, se releva-t-il énervé avec une envie de cogner la bête entre les deux yeux pour lui apprendre la politesse. Mais, Exhyl l’en empêcha car il savait que le forgeron risquait d’estropier son moyen de locomotion voire de le tuer.

Corne Bleue ne voulait ralentir encore l’allure qu’il jugeait déjà lente. Ce voyage de retour n’avait que trop duré. Si au moins il n’avait pas été forcé de chevaucher une telle horreur. Mais, enfin, le calvaire arrivait à son terme.

Les rayons orangés du soleil couchant frappèrent la capitale. Sa grandeur qu’il n’avait pas eu l’occasion d’admirer la première fois le stupéfia. Non, pas que la ville soit magnifique, mais surtout qu’elle était imposante. Lorsqu’il comparait Srive avec ce qu’il avait devant les yeux, il ne pouvait que se rendre compte de l’insignifiance de son village. Et, à présent cela l’étonnait vraiment que la corporation des combattants ait daigné lui envoyer de l’aide. Mais bon, justement, il n’allait pas tarder à y être.
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