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 Fables et Récits de la Tour Opaline

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Lulyane



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MessageSujet: Fables et Récits de la Tour Opaline   Ven 20 Aoû 2010 - 16:26

Le Mythe de l'Opaline


Sache, Ô voyageur, que tout au Nord de l’Empire, au-delà des Montagnes Grises, il existe un vaste monde inexploré.

Dissimulées derrière une haute muraille de rocs pointus, ces terres inconnues abritent encore bien des secrets et des mystères, qui ne s’offrent qu’aux plus hardis, qu’aux plus chevronnés explorateurs, seulement ceux qui auront eu le courage d’affronter la montagne pendant des jours, des semaines, bravant le froid des hauteurs, la nature sauvage et la solitude infinie…


Après avoir doublé la forteresse de Fort Le Cor, perchée sur son éperon dans son austérité martiale, avoir cheminé sous son ombre menaçante, il faudra bien des jours encore pour arriver dans une vallée mythique.

Une vallée au climat perpétuellement doux et clément, une vallée verdoyante et fertile où serpente une rivière poissonneuse, une vallée qui surgit, improbable comme une perle au milieu de son écrin rocailleux de monts enneigés et de cimes acérées.



(Dessin de Myos)

Au milieu de cette vallée trône le Mont Roc-Pointe, qui porte en son sommet un joyau deux fois millénaire, une construction à l’origine nimbée de mystère, un édifice à la fois réceptacle et émetteur d’une immense énergie magique.

Une haute Tour opalescente dont la brillance de la pierre irradie jusqu’au cœur de la nuit. Sa lueur est un phare dans un océan de pierraille désertique, qui permet au routard égaré de quitter le vide insondable et glacé des montagnes qui se perdent aussi loin que porte le regard.

On la nomme la Tour Opaline et on sait peu de choses sur elle…


A la bibliothèque de Samothrace, on peut trouver en cherchant longuement ce très court et succinct document :


On raconte que la Tour ne peut avoir qu’un seul propriétaire à la fois et qu’il doit lui faire don de son cœur, pour lui offrir la vie qui lui permet de demeurer érigée, de dispenser sa magie sur les terres qui l’entourent, de remplir son office d'amplificateur, projetant sa mana dans les cieux jusqu’aux confins de l’Empire…

Pendant près de six siècles, c’est un vampire adepte des Arcanes qui vécut cette symbiose avec le monument. L’heure est venue pour lui de se retirer et de passer la main. De remettre son pouvoir et son héritage à celle qu’il a choisie pour lui succéder.


A présent, c’est à elle qu’il revient de veiller à ce que le monde ne perde pas les secrets abrités dans ses épais murs à la radiance enchantée.

A présent, la Tour Opaline ne fait plus qu’une avec la Comtesse Lulyane.


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Lulyane



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MessageSujet: Re: Fables et Récits de la Tour Opaline   Sam 21 Aoû 2010 - 20:34

La Saga de Lulyane

Mélandriel gravissait l’escalier avec légèreté, le pas empreint du respect qu’il devait à la Comtesse. C’était la première fois qu’il grimpait dans les étages de la Tour dont il ne connaissait jusque là que la vaste Salle d’Audience du rez-de-chaussée.

Il était attendu au cinquième, dans les appartements étroits mais luxueux que la Velue occupait entre le Grand Salon et la Salle à Manger, pièces somptueuses réservées aux très proches.
Très proche, la Velue l’était assurément. Elle était l’Intendante de la Comtesse, sa seconde et sa confidente, son adjointe et sa conseillère… Mélandriel s’entendait à merveille avec la vieille naine qui devait son surnom au duvet abondant qu’elle portait au menton. Ils avaient déjà traversé ensemble quelques épreuves et c’était ce qui lui valait cette invitation à venir partager avec elle quelques instants.

Il poussa la porte qui s’ouvrait sur le couloir avec d’infinies précautions. A l’étage supérieur, juste au-dessus du plafond voûté, il y avait les Appartements de la Comtesse, son étage privé et secret où elle était la seule à pénétrer. Pour rien au monde, il n’aurait voulu la déranger par des bruits intempestifs dans son étude des livres magiques, dans sa méditation, dans son sommeil peut-être…


La Velue lui avait promis de lui raconter l’histoire de la Comtesse. L’elfe ne savait rien d’elle et son admiration le poussait à la curiosité. Ils s’enfoncèrent sur les coussins moelleux d’une méridienne de bois, en sirotant à petites gorgées une infusion à base des plantes de la vallée.
Et la Velue commença son récit…

« La première fois que Kalamaï entendit parler de Lulyane, c’était parce que la jeune vampire terrorisait la Seigneurie de Burgondie en égorgeant ses habitants chaque nuit, avec rage et soif de vengeance.

Elle avait grandi simplement, joyeusement, comme toutes les petites filles de son âge, au sein d’une famille unie. Sa vie de paysanne avait pourtant pris un tournant inattendu et elle allait devenir avec certitude la future Dame de Burgondie.

Jusqu’aux drames qui la frappèrent !

Comment Lulyane est devenue Lulyane

Plus rien ne la rattachait à sa terre. Elle comprit brusquement que sa vengeance était vaine et surtout injuste et qu’en perpétrant ces massacres, elle se détruisait elle-même. Elle fit alors le vœu de ne plus jamais être la prédatrice des humains, cherchant à se raccrocher à la part d’elle qui l’était encore, à ne pas sombrer dans le magma du chaos, à ne pas se prendre dans les filets du mal. Elle éprouva un immense besoin de fuite et partit se perdre dans la foule de la Capitale.

Comme elle venait de prendre conscience de ses pouvoirs magiques, elle choisit d’aller s’enfermer dans une bibliothèque, à l’abri des tentations, à l’abri du tumulte…


Les premiers pas dans la Capitale


Le marché


La Grande Cour

La fortune est parfois rieuse… C’est dans cet asile inviolable, dans cette retraite où elle s’était claquemurée qu’elle rencontra celui qui allait la ramener dans la fange et le fracas guerrier.


Il est difficile de lutter contre sa nature profonde. Celle de ma maîtresse ne la pousse pas à l’isolement volontaire, à la claustration choisie. Elle est une femme de tête, audacieuse, curieuse, casse-cou parfois… Elle fut incapable de résister à la proposition du Thaumaturge et se lança tête baissée dans sa première aventure de magicienne.


Elle venait de frôler la mort… »

Avec un petit rire, la Velue s’interrompit un instant. Elle posa sa main sur la théière pour constater que la tisane avait refroidie et que Mélandriel, tout en l’écoutant avait terminé sa tasse.

Elle agita une clochette, un domestique entra quelques instants plus tard et elle le pria de préparer une nouvelle infusion. Puis, elle reprit :

« Elle venait de frôler la mort, disais-je, mais le terme est inexact. La mort, elle la subissait malgré elle depuis la funeste nuit… Elle venait de frôler la destruction. Et l’étrange message télépathique qu’elle avait perçu l’avait intriguée.

Il était temps pour elle de prendre du repos et surtout de se renforcer. Son destin une fois de plus était en train de la rattraper même si elle ignorait que deux hommes avaient traversé l’Empire pour la conduire où sa nouvelle condition l’appelait.



Et oui, c’est ainsi que nous nous sommes rencontrées… Et qu’elle a choisi de m’emmener avec elle, de faire de moi sa compagnie favorite dans l’épreuve qui l’attendait encore.


Maintenant qu’elle avait pris conscience de sa prédestination, il fallait au plus vite rejoindre la Tour à laquelle elle était liée et intervenir pour éviter sa ruine, qui entraînerait immanquablement sa propre perte. Sa route commençait par un retour à la Capitale, pour y trouver conseils et réconfort.


Elle s’envola pour prendre possession de son domaine, pour remettre sa vie à l’Opaline, lui offrir le sacrifice de son cœur en échange de la puissance et de la connaissance qu’elle renfermait.


La voilà qui était devenue une vraie Comtesse. Elle possédait un palais (qui la possédait tout autant), des terres, une fortune et bientôt elle serait en charge d’âmes. Et comme de bien entendu, les ennuis vinrent avec…

Mais cette partie de l’histoire, mon cher Mélandriel, ai-je besoin de vous la rappeler puisque vous l’avez vécue avec moi ? »


Non, Mélandriel, en effet, n’avait pas besoin de rappel. Il se souvenait de tout parfaitement : comment il avait fallu repousser Magnus, protéger les civils, les guider jusqu’à la vallée et comment ensuite, il avait fallu se défendre.


Il se rappelait tout ça et bien plus encore… Il n’avait rien oublié de tout ce qui suivit !
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Grognar



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MessageSujet: Re: Fables et Récits de la Tour Opaline   Dim 22 Aoû 2010 - 17:45

L'Épopée de Grognar

Assieds-toi, p’tite tête, je vais te raconter mes aventures.


Mon blaze, c’est Grognar !

J’ai grandi dans les montagnes de Prévèze... Et quand je dis grandi, je veux dire grandi. Parce que si t’as pas vu au premier coup d’œil, je suis un géant. Et je mesure de là à là !

Bref, c’est là-bas que je suis né et que j’ai vécu jusqu’au jour où un gugusse blafard avec des dents pointues s’est radiné à proximité de mes arpions.

A cette époque, j’étais encore un peu timide et je brisais pas les nonosses au premier contact. J’attendais qu’on me bave sur les pompes avant, qu’on m’agace les nerfs… Donc, je l’ai pas ventilé tout de suite et il a eu le temps de "m’expiquer" ce qu’il attendait de moi : que je devienne le gardien de sa tour.

Comment ? Que je quitte ces cailloux qui m’ont vu naître ? Que j’abandonne cette terre ? Que…

J’ai dit Banco !

Que j’habite ici ou ailleurs, ça me touche qu’une roubignolle sur deux et je sais même pas laquelle… Alors, vu qu’il proposait l"’agite et le cou vert"… J’ai déménagé avec mon troupeau de crétins, enfin, je veux dire mon clan, de même pas dix clampins.

Je vais pas m’étendre sur la suite, il s’est pas passé grand-chose pendant des années. Par ci par là, un curieux à démantibuler mais rien de très folichon…

Jusqu’au jour où…


Me voilà embarqué à la Capitale… Moi ! A la Capitale !

Heureusement, j’ai la petite Elune qui m’apaise la contrariété avec son sourire et son "entoumiasme". Parce que je me connais, dans les rues grouillantes de p’tites têtes qui lambinent, je serais bien capable de me frayer un chemin à coup de baguette à pointes.


Je l’ai toujours dit : rien de tel qu’une bonne séance de baffes pour se faire des copains. En général, je suis pas très liant. Mais lui, avec sa cape et son galure, il m’amusait… Et pis, on refuse pas un coup de main quand on veut aller dans un coin qu’on sait pas où c’est.


La première ville où on s’est arrêtés ? Un vrai cirque ! Que des zigues en jupettes qui se prosternent dans la flotte… Et pis pas aimables, les gars ! Leur patouille, faut même pas la regarder sinon ça les contrarie…


C’est pas tellement qu’on a décampé mais on a fait une retraite "strate et gicle"… Pour pas envenimer la situation. Y’a des fois, faut être raisonnable…

On a continué notre petit bonhomme de chemin, assez tranquillement… Pour te dire comme c’était calme, je me suis même permis de faire une petite sieste… Le temps d’un roupillon et hop, on était arrivés.


Manque de bol, quand on est arrivés à la frontière, c’était la "carotène"… Pas moyen de passer un orteil, sauf si on avait éparpillés les gardes mais "l’Air-de-Rien" était franchement pas pour.

Heureusement pour lui qu’il voyageait avec un gars qui a du matos dans le ciboulot… J’ai pas mis longtemps à trouver la "pollution"…


Bravo ! Des semaines à crapahuter pour retrouver la patronne et voilà qu’à peine on met la main dessus, elle se barre… On n’avait plus qu’à rebrousser, "beurdouilles", et à se taper la route dans l’autre sens.


En route, qu’elle dit ! Ça fait déjà un bail que je suis en route, moi. Et j’étais pas contre trouver un moyen de "locomosson", mais là, elle a exagéré…


Pas fâché d’être rentré, nom de Brak ! J’aurais pas cru qu’un trou pouvait manquer autant…
C’est que je m’y suis habitué à mon coin paumé. Avant de reprendre mes petites habitudes, j’ai regardé la patronne faire son petit bordel…

Par les énormes sacoches viriles de Brak, on peut dire que ça a fait de la lumière !


Ça allait péter sévère dans mes montagnes ! La pauvre caille allait pas réussir à démonter le chevalier toute seule. C’est vrai que c’est pas une facile mais taillader de la cuirasse, c’est pas un sport de jeune fille.

J’ai fait ni une, ni deux… Ni trois, ni quatre… Ni sept, ni onze… Enfin, j’ai fait fissa pour aller chercher du renfort, de l’assistance "logiquistique" et musculeuse.



Encore mieux que prévu ! Je pensais ramener l’encapé, et j’ai chargé dans mon panier deux cornus et une petite chose verte. Je sais pas encore comment les choses vont tourner mais au moins, on manquera pas de bras pour défoncer des crânes.

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MessageSujet: Re: Fables et Récits de la Tour Opaline   Aujourd'hui à 16:26

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