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 Trois Rousses au Nord [pv Joséphine]

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Nunä & Mäelle



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MessageSujet: Trois Rousses au Nord [pv Joséphine]   Jeu 14 Fév 2013 - 6:35

Joséphine avait répondu un minimum aux questions des jumelles concernant sa provenance et sa destination. Ne cherchant pas à en savoir plus, après tout cela ne les regardait pas. L'idée était surtout de savoir si l'humaine désirait faire route avec eux. Les régions reculés de l'ancienne Vénopole n'offrait pas vraiment de chemin défini, un peu de terre battu par les années, la végétation y reprenant lentement le dessus, voilà ce qu'elles essayaient de suivre pour se rendre au nord.

La rescapé avait indiqué vouloir rejoindre l'Édhesse, or le plus court chemin était de passer par la colonie du nord puis aller vers l'Est pour redescendre dans la province souhaité, de là il suffirait de savoir où habite la personne en question et s'y rendre. Nunä & Mäelle voulait en profiter pour visiter cette région nordique dont elles avaient entendu parler, terres conquises et attribués aux possessions de Kalamaï depuis un délai pas si lointain. Un démon y aurait été tué et certains passages dans les montagnes renfermeraient encore des créatures menaçante de ce côté-ci du territoire puisque la route officieuse était en partance de l'Édhesse, suivant les pas des expéditionnaire lors du premier voyage.

Les discussions reprenaient de temps à autres, sujets divers et impersonnels qui variaient de la température aux hommes, en passant par le maniement d'armes et les fringues préférées. L'approche des montagnes et du moment où elles devraient tenir les chevaux par la bride plutôt que d'être sur leurs dos approchait à mesure que le profil élevé se dessinait sur l'horizon. Elles virent un village, considérant qu'une nuit dans des lits serait plus adapté à reprendre des forces en vue de la suite du périple. Non pas qu'elles dormaient mal sur les chevaux ou dans l'herbe, mais toutes trois avaient bien envie d'un moment de solitude. Nunä et Joséphine partageant constamment la même monture, elles étaient donc dans les bras l'un de l'autre en alternance. Échangeant de place pour guider la bête tandis que l'autre se reposait en étant appuyé sur le dos de l'autre, les mains croisé autour de la taille pour ne pas tomber.

Au fil des jours, les plaies de Joséphine allaient de mieux en mieux, continuant d'appliquer l'onguent elfique quelques fois par jour, les traces sur le visage ne formaient plus que de minces lignes rougeâtre tout comme sur sa poitrine. Assurément la demoiselle devait être heureuse de ne pas être resté défiguré et que la guérison allait de mieux en mieux.

Les trois demoiselles mirent pied à terre, avançant lentement parmi les enfants qui jouaient dans la rue de ce lieu reculé où nul auberge n'y tenait place. Seul une petite taverne pour manger et se désaltérer servait de lieu de rassemblement pour les citoyens de l'endroit. Elle se regardèrent puis entrèrent dans l'établissement, le bruit habituel des verres, les discussions trop forte, les rires, tout s'arrêta net.... Rien pour les mettre à l'aise mais la tête haute elles se dirigèrent à une table parmi la clientèle immobile qui les suivaient du regard. Un ivrogne à l'état avancé se risqua d'effleurer une fesse de Maëlle qui le gratifia d'une gifle en plein visage et un coup de pommeau sur les doigts de son autre main qui était sur la table, le faisant hurler de douleur mais il ne demanda pas son reste ni ne répliqua.

- Tu avais juste à pas mettre tes mains là...

Le ton était donné sur le caractère des visiteuses, le tavernier s'avança vers elle tandis qu'elles s'installaient à une banquette qui était encore libre dans un coin. Repas et boissons fut commandé et servis en peu de temps, le brouhaha reprenant peu à peu même si de nombreuses têtes les regardaient pour ne pas dire dévisageait. Trois rousses, deux elfes et une humaine, jeunes et pleines de vie, rien de très courant dans un village isolé du nord de l'empire.

- Que faisons-nous pour la nuit ?
- Nul auberge pour dormir dans cet endroit...
- Chez les gens alors ?
- Une idée Joséphine ?

Nunä avait bien remarqué une grange non loin, c'était une solution possible mais un lit serait tellement plus agréable pour une fois... Toute trois furent soudainement tirée de leurs pensées alors que la porte de la taverne s'ouvrit bruyamment, laissant paraître un orc qui passait tout juste dans l'ouverture. La clientèle se leva d'un geste presque prévu par tout le monde, quittant vers l'arrière boutique, se criant entre eux de quitter au plus vite. Les voix se perdirent dans l'air, plus aucun son, il ne restait que les trois voyageuses à leur table et le tavernier qui tremblait derrière son comptoir.

L'énorme brute avançait en grognant, s'arrêtant au comptoir pour y taper du poing, brisant le meuble comme si il s'agissait d'une brindille. Il n'avait pas encore aperçu le trio qui sursauta légèrement, non pas pour cause de la créature mais bien car une petite tête blonde d'à peine une douzaine d'année s'était faufilé sous leur table durant la fuite et y pleurnichait. Nunä mit la main sur son épaule pour le réconforter, il se hissa sur la banquette entre elle et Joséphine pour ne pas être vu.

- Tu peux me dire pourquoi tout le monde fuit ? demanda Nunâ d'une voix réconfortante.
- Je ... non... oui... lui méchant... tout briser, boire, manger, voler...
Il croisa les bras sur sa tête comme pour se protéger, recevant plutôt la douceur d'une main dans ses cheveux. Le blondinet se détendit mais ne pouvait en dire plus, trop effrayé par l'orc. Visiteur indésirable qui renifla l'air et fit face aux filles en grognant, prenant en main sa massue et avança à pas lent vers eux...
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Joséphine



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MessageSujet: Re: Trois Rousses au Nord [pv Joséphine]   Ven 9 Aoû 2013 - 22:47

L’orque massif s’avançait d’une démarche lourdaude en direction des trois jeunes femmes et du garçonnet apeuré. Si Joséphine croisait pour la première fois un orque, elle ne fut pas surprise par sa taille imposante et sa musculature saillante. Durant sa formation au sein de son ancien clan d’assassin, elle avait appris à reconnaître et combattre les principales races humanoïdes peuplant Kalamaï. Elle connaissait le caractère sauvage et agressif de ces « créatures » brutales qui, surtout lorsqu’elles se rassemblaient en bande, s’adonnaient au pillage et aux rapines. Une horde d’orques assoiffée de destruction représentaient une sérieuse menace pour toute civilisation, mais rencontré individuellement, un orque ne cherchait pas toujours querelle et certains s’engageaient même comme mercenaire aux côtés des humains.
Celui qui s’approchait d’eux ne semblait toutefois pas prompt à la discussion, ni aux compromis. Brandissant une gigantesque massue cloutée et l’écume aux lèvres, il ne faisait aucun doute qu’il ne désirait que deux choses : la bagarre et manger, les deux activités favorites de ces êtres primitifs. Apparemment contrarié parce qu’il ne provoquait pas l’effet désiré chez les trois rouquines, Joséphine crut qu’il s’apprêtait à punir leur témérité. Normalement, la jeune assassin aurait refusé la confrontation et aurait quitté les lieux en compagnie des autres clients de l’auberge. Toutefois, les larmes du petit garçon et la terreur qu’elle pouvait percevoir dans ses yeux ne la laissa pas indifférente, faisant naître en elle un fort sentiment protecteur. Dans les bras de Nüna où il s’était réfugié, le blondinet s’en était remis à elles. Faible et sans défense, il s’en remettait innocemment aux seules personnes dans l’établissement encore en possession de leurs moyens, une réaction normale chez un enfant. Une lueur de détermination éclaira le visage de Joséphine lorsqu’elle réalisa que cette fois, elle ne pouvait éviter cette confrontation.

Joséphine se leva d’un bond, décidée, mais Maëlle lui empoigna le bras.

- Non Joséphine… n’y va pas seule.
- Reste ici, Maëlle.


Les deux elfes écarquillèrent les yeux au même moment, comme les deux jumelles qu’elles étaient. Elles connaissaient une Joséphine passive et compatissante, peu encline à dégainer les armes qu’elle portait. Ce changement d’attitude soudain les stupéfia. Jamais elles n’avaient lu une telle volonté dans le regard de leur compagne. Maëlle lâcha sa prise, mais jaugea l’orque qui ne se trouvait qu’à quelques mètres d’elles. Elle fronça les sourcils, perplexe.

- Comme tu veux…
- Accompagne-la, Maëlle,
proposa Nüna.
- Non, répondit simplement la jumelle sans quitter la jeune humaine des yeux.
- Pourquoi ?
- Elle sait ce qu’elle fait…


Joséphine se rendit à la rencontre de l’orque et ne s’arrêta qu’une fois devant lui. Au moins plus petite de deux têtes, elle dû lever les yeux afin de croiser son regard. Se positionnant légèrement de côté, une main posée sur son wakisashi, Joséphine se mit en garde, prête à l’éventualité d’une agression.

- N’avance plus !

L’orque dévisageait bêtement le petit brin de femme qui s’interposait entre lui et ses cibles. Qu’est-ce qu’une malingre femelle tentait de faire en s’opposant à lui ? Comment osait-elle seulement ? Le visage hideux de l’orque se transformant en une grimace menaçante. Il serra sa massue plus fort, prête à l’emploi. Tous ces gestes ne passèrent pas inaperçus aux yeux vigilants de l’assassin.

- Retourne d’où tu viens. Laisse ces gens tranquilles et ne cause plus de dégâts. Pars maintenant, si tu tiens à ta vie !

Un simple brigand aurait certainement compris le sens des paroles de la jeune femme, ainsi que la menace non dissimulée. De même, un être le moindrement observateur aurait remarqué que par la posture défensive de Joséphine et sa façon de tenir l’arme qui pendait à sa ceinture, elle n’ignorait pas les sciences du combat. Joséphine savait tout cela et espérait qu'en le démontrant, l’orque déduirait qu’il risquait gros s’il ne reculait pas. Toutefois, l’orque était une créature belliqueuse qui ne comprit qu’une seule chose : cette femelle le provoquait. Hors de question pour lui de faire marche arrière, il devait la corriger et lui rappeler sa place.

En poussant un rugissement bestial, il fit un pas en avant et leva son arme au-dessus de sa tête. Au moment où il s’apprêtait à l’abattre sur la tête rousse de Joséphine, celle-ci s’esquiva sur le côté. La massue n’atteignit pas encore le sol que l’assassin frappa à la vitesse de l’éclair, comme le serpent sur sa proie. Elle flanqua un fulgurant coup de pied précisément sur le nerf sciatique de son adversaire. Un cri de douleur s’échappa des lèvres de l’orque lorsqu’il sentit écraser le nerf à l’intérieur de sa cuisse. Une onde de choc élança tout son corps, comme s’il recevait un millier de chocs électriques. L’effet de la paralysie se fit sentir lorsqu’il réalisa que sa jambe ne lui obéissait plus.
Surpris, mais certainement pas neutralisé, l’orque enragé ne comptait pas en rester là. Il se déhancha afin d’envoyer un coup de massue latéral sur son ennemie. Mais Joséphine, en combattante aguerrie, avait anticipé cet enchaînement prévisible. Elle pivota sur elle-même puis se recula d’un pas. Lorsque le bras armé de l’orque atteignit sa limite, Joséphine s’empara de son poignet de ses deux mains retourna d’un geste sec, le cassant aussi aisément qu’une branche d’arbre. Un écoeurant craquement d’os retentit dans toute l’auberge, suivit d’un interminable hurlement de souffrance. Joséphine enchaîna sans attendre. Elle lui flanqua un coup de coude dans l’estomac. Le souffle coupé, l’orque se pencha vers l’avant. Elle s’empara de son bras, le fit basculer par-dessus son épaule et l’envoya s’écraser sur une table à proximité, qui céda sous son poids et la violence de l’impact.

Sans perdre une seule seconde, Joséphine dégaina finalement son wakisashi puis s’élança en direction de l’orque qui gisait au sol, à peine conscient, le visage déformé par la douleur. Elle déposa la lame froide sur la gorge de son adversaire. Quelques secondes s'écoulèrent. Le bras semblait figé. Elle n'arrivait pas à porter le coup décisif, celui qui serait fatal. Comme si un mur invisible ou une force intérieure l'en empêchait...
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Trois Rousses au Nord [pv Joséphine]

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