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 [Guerre civile] Usotop, sanctuaire de Brak.

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Aedric
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MessageSujet: [Guerre civile] Usotop, sanctuaire de Brak.    Jeu 4 Avr 2013 - 4:37

Usotop, sanctuaire de Brak en Kalamaï. Les origines de la ville sainte s'était perdu au fil des siècles, certain parler d’apparitions de Brak, d'autre que c'était Brak lui même qui avait crée la ville bien avant la formation de l'empire, des historiens bien moins pieux affirmaient que c'était le lieu où depuis des siècles les chefs de clans de Zackinthe se foutaient sur la tronche pour déterminer qui commanderait. Mais ces considérations n'avaient aucun intérêt ici, la ville était plus que ça. Plus qu'une ville, plus qu'un lieu de culte, ou qu'une terre sainte, Usotop était un symbole. Le symbole de la culture guerrière de Zackinthe, le cœur du culte impériale du dieu de la force, celui qui la contrôler signifiait aux yeux de tous avoir la faveur de Brak. Un chef de guerre qui laissait un lieu si sacré tombait aux mains de l'ennemi ne pouvait que perdre en crédibilité. Il ne manquait à Aedric qu'une seule chose pour que les ennemis de l'Empire se soulève. Pour que peu à peu, les légions endormies se réveillent. Une seule victoire et le château de carte qu'était cette empire s’effondrerait. Les edhessiens et les scitopoliens ne mourraient pas pour Aquilodon, les tribus de Zackinthe se joindrait à celui ayant reçu les faveurs de Brak plutôt que de suivre un aveugle incapable de brandir une arme. Quant à Maon, elle ne pouvait espérer s'opposer à l'empire tout entier. Une victoire, une seule c'était tout ce dont il avait besoin. Son instinct l'avait guidé lui et son armée à proximité de la cité de Brak. Il honorerait le dieu de la force, en battant ici les armées coalisées. Mais avant cela il allait s'emparer de la ville.

Le sanctuaire était à l'image de ce que l'on pouvait attendre des fidèles du dieu de la force. L'architecture était simpliste, un amas d'immense pyramides de pierres et de statue de granit se dressant au milieu des steppes. La ville dégageait un aura impressionnant. Elle semblait massive, inébranlable. Une ville digne de Brak. Ce n'était pas la première fois qu'il venait là. Il se souvenait de la première fois où la ville sainte lui était apparu. Il s'était senti ridiculement minuscule face à cette cité millénaire, voilà Brak devenu ville s'était dit alors le jeune inquisiteur. La ville semblait à l’épreuve du temps, les pierres noires semblaient jeter un défi aux siècles, défi qu'elles paraissaient ne pouvoir que remporter.

La vision de la ville qui se dessinait au loin arracha à Aedric un sourire. Elle était toujours là et serait là des siècles après sa mort. Mais il allait apposer sa marque à la cité, comme Brak et Meggido. Il allait montrer ici et maintenant à la création tout entière, et surtout à ce faux pontife que lui Aedric von Seviand, grand inquisiteur, roi de Nardogord, souverain de l'île de Calderon, palatin de la sainte république de Thassopole, était l’instrument de la volonté de Brak. Le Poing qui écraserait ses ennemis et ferait triompher sa volonté une bonne fois pour toute. Sous les bannières de Thassopole, se serait la pureté et la foi qui triompherait du vice et de la corruption. Usotop serait le lieu de sa victoire, ou sinon il ne pouvait rêver d'un plus beau lieu pour livrer bataille et mourir. Mais sa mort ne viendrait pas. Il ne voyait que sa victoire.

Les centaines de bannières des royaumes thassopoliens s'étaient dressées. Lions, dauphins, croix ou épées croissées, formaient une mosaïque de symbole qui flottaient dans le vent donnant à l'armée de la République un aspect multicolore, qui évoquait son faste et sa richesse. Chevaliers, hommes d'armes et gardes républicains s'étaient mis en ordre de bataille, ne sachant pas la résistance qui les attendait. Aedric posa instinctivement la main sur As'Elarith, avec un mélange étrange d'envie de se battre et d'avoir devancé les armées coalisées.

Les armées disciplinées de la République, formèrent leur bataillon. Le rouge les voyait s'activer avec un pincement au cœur, tant le spectacle pouvait paraître impressionnant. Des dizaines de milliers de lances et de bouclier dans lesquels se reflétaient la pâle lueur du soleil. C'était plus qu'une simple armée, c'était l'armée qui libérait l'empire et l’emmènerait vers une ère nouvelle comme l'empire n'en avait plus connu depuis l'empereur soleil et la dynastie des empereurs thasopoliens. Le généralisime et Konk se tenait à ses côtés, tout comme ce qui restait des Chasseurs. Peu importe ce qui pouvait bien les attendre, Aedric se sentait on ne peut plus prêt. Cela faisait bien trop de temps qu'il attendait.

Une dizaine de cavaliers fut envoyée s'approcher de la ville, il n'était pas non plus stupide au point de jeter son armée dans la gueule du loup. Bien qu'il était intimement persuadé que Brak offrirait la ville à ses fidèles sans qu'il n'ai besoin de combattre. Mais il se garda d'informer les autres de son intuition. Ce chien d'Aveugle avait toujours une fâcheuse tendance à piétiner ses illusions. De nouveau il mit la main à son fidèle marteau. Quelle joie, il aurait à affronter Aquilodon devant tous. Démontrer que le géant était indigne de brandir la claymore de Brak, qu'il était même indigne de commander à Zackinthe, et qu'il était bien incapable d'assurer une quelconque mission pontificale. Mais en attendant seul comptait la prise de la ville. Gargath et Dunamopole pouvait bien tomber entre les mains de la flotte maonnaise dorénavant. Il visait plus que Zackinthe dorénavant, il visait l'Empire tout entier.
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MessageSujet: Re: [Guerre civile] Usotop, sanctuaire de Brak.    Jeu 4 Avr 2013 - 20:28

Usotop, ville légendaire.

Depuis son avènement, Aquilodon l'avait peu à peu dépouillé de ses symboles, afin que le pouvoir religieux lui revienne, à Arthandre. Plus de centralisation permettait un développement plus ordonné, et mettre à mal les traditions au profit d'un pouvoir moderne ne pouvait qu'être bénéfique à une révolution culturelle.

Néanmoins, Usotop demeurait un sanctuaire dont nul ne niait l'importance. C'était le lieu où, disait-on, Meggido avait jadis mis en pièce Kozane, le colosse de pierre mythique. Un haut lieu saint, en quelque sorte, que natifs de Zakinthe autant que fidèles de l'Empire révéraient et admiraient, pour sa splendeur et son histoire.

Mais son ampleur politique était, dans l'organisation actuelle de Zakinthe, quasi nulle, si bien que les Chefs de guerre et Aquilodon avaient jugé bon de dégarnir la ville de sa garde laïque, ne lui laissant que sa - nombreuse, certes - milice religieuse, les moines-guerriers de l'ordre de Cratès, les cratides, et leur armée de Golems.

Le maître de l'ordre, le Puissant, était alors une naine nommée Chalcidiane, une grande guerrière de la guerre d'Outre-Mer, qui s'était à son retour convertie comme cratide. Rapidement, son adresse au combat, sa force égale à celle d'un taureau, et son ardente ferveur l'avait propulsée à la tête de l'ordre, et personne n'avait réussi à la défaire depuis, car elle était sans nul doute l'une des femmes les plus fortes, aussi bien physiquement que mentalement, sinon la plus forte de Kalamaï. Depuis son avènement, elle était considérée par la majorité des habitants comme la souveraine locale, et gouvernait sans conteste, ayant fait rapidement admettre son pouvoir aux autorités administratives liées à Arthandre. Usotop fonctionnait donc comme une ville franche, autonome sinon indépendante.

Lorsqu'elle apprit l'arrivée des troupes thassopoliennes, Chalcidrane ne s'alarma pas : elle considérait que le conflit qui secouait Zakinthe n'était pas le sien, ni celui de sa ville. Elle avait de plus entendu parler d'Aedric Von Seviand, un homme dont la foi et la force étaient grandes. Peut-être était-il un tantinet trop fourbe et trop ambitieux, et peut-être aussi n'était-il pas assez éclairé pour voir que la force n'était pas que violence, d'après ce qu'on disait de lui, mais Chalcidrane ne voyait pas en quoi elle pourrait lui refuser l'entrée dans la ville, d'autant plus qu'il avait une armée fort conséquente.

On vint la mander alors qu'elle méditait la façon dont elle allait accueillir celui que l'on appelait "le Rouge". Accompagné d'une vingtaine de moines, en tunique et pantalon de toile, vêtements qui mettaient en valeur sa musculature très développée, elle se mit en marche et sortit de son temple. A l'extérieur, le vent balaya son crâne rasé, fit cliqueter dans son dos son épée. Elle vint non loin des cavaliers aux couleurs de la République s'approcher, et elle alla à leur rencontre. Avant qu'ils aient pu expliquer la raison de leur venue, elle les interrompit d'un geste qui n'admettait nulle réplique.


- Dites à Aedric Von Seviand votre chef que Chalcidiane, la maîtresse des lieux, l'attend ici. Si ce nom ne lui dit rien, ce que je comprendrais, dites-lui que je ne sers nul autre maître que Brak, et que ce n'est pas parce qu'un homme qui fait bien six fois ma taille brandit une claymore, fut-elle supposément sacrée, que je vais m'incliner devant lui. D'autant moins s'il est aveugle. Allez !

Le ton était sans appel : les éclaireurs obéirent. Ils avaient bien vu qu'aucun des habitants ne portaient les couleurs de Zakinthe, de surcroît ; un piège semblait peu probable.

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Dernière édition par Aquilodon le Ven 5 Avr 2013 - 13:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Guerre civile] Usotop, sanctuaire de Brak.    Ven 5 Avr 2013 - 2:08

Le rapport des éclaireurs fut plus que satisfaisant. Non seulement la coalition n'avait pas pris la peine de défendre les lieux, mais en plus de cela les locaux ne semblaient pas avoir d’animosité à l'égard des Thassopoliens. Brak continuait de lui montrer la voie qui le mènerait vers sa victoire. L'inquisiteur peinait à masquer sa satisfaction. Cependant, il lui déplaisait de voir ses armées pénétraient dans la ville de Brak en conquérante alors que le dieu de la force lui avait ouvert grand les portes.

Je me rendrais seul auprès de cette Chalcidiane, que les troupes restent en retrait, j'entrerais seul à Usotop en humble pèlerin.

C'est de la folie Aedric, si il y a des hommes d'Aquilodon dans la ville …

Et bien cette guerre sera fini avant de commencer, mais ne t’inquiète pas pour moi j'ai As'Elartih et il n'y pas de lieu plus sur pour moi que le cœur de la puissance de Brak en Kalamaï.

Le Rouge mit pied à terre laissant là à la fois sa monture et son armée, pour se rendre vers cette ville qui ne cessait de l'attirer. Voilà des années qu'il n'était pas venu là, en jeune inquisiteur plein de fougue, il s'était battu un nombre incalculable de fois en ces lieux. Éprouvant son corps et son esprit pour montrer qu'il était digne d'acquérir la prêtrise de Brak. Ce lieu avait pour lui quelque chose de magique. Il avait l'impression de marcher au milieu de la légende. Il voyait Meggido pourfendre Kozan au pied de l'immense pyramide de pierre noire qui surplombait la ville, il voyait les centaines de générations de fidèles de Brak venir en ces lieux pour s'affronter. Usotop était à ses yeux plus qu'un simple tas de pierre, c'était une ville construite par la sueur et le sang des fidèles. Un lieu qui plus que tout autre incarnait tout ce dont il croyait.

Bien que moins rapide qu'il ne l'eut été à cheval, le rouge parvint à la sainte cité assez rapidement. Les cratides en faction le conduisirent au Puissant. Le Rouge fidèle à son habitude, adopta un sourire carnassier et toisa celle qui s'était élevé au plus haut sommet du culte de Brak. Une naine. La rareté de ce genre de spécimen aurait largement suffi à surprendre Aedric, mais la femelle avait quelque chose de véritablement impressionnant. On disait souvent en Kalamaï que les nains étaient les enfants de la pierre, cela n'avait jamais été aussi vrai que pour cette dernière tant elle semblait tailler à même le roc. Telle la cité, elle paraissait inébranlable. Un corps aux muscles puissant, couplé d'un esprit forgé dans le plus puissant des métaux. L'incarnation même de ce que se devait être tout fidèle de Brak. Les yeux de la naine reflétait une telle force de volonté que l'inquisiteur éprouva immédiatement du respect pour elle. Elle était loin d'être séduisante, mais elle l'impressionna bien plus que la plupart des nobliautes qu'il s'était coltiné au palais républicain. Il se sentait presque rassuré de la savoir sans aucune affection pour l'Aveugle. Le Rouge prit la parole.

Me voilà face à un terrible dilemme dois-je t'appeler Puissant ou Puissante ?

Une rencontre entre fidèle de Brak se doit de débuter par une petite plaisanterie, les fidèles du Dieu de la force laissait la politesse et les ronds de jambes aux fidèles de Kanderak, ici comptait le respect et la force plus que la politesse et le rang.

Toujours est il que me voici ici moi Aedric von Seviand, inquisiteur de Brak, en la ville sainte, pour demander au tout puissant Brak de me prêtait sa force pour les batailles à venir. Mes armée sont venus en Zackinthe pour rétablir les lois de Brak en sa province, Aquilodon bafoue notre culte sans vergogne depuis trop longtemps, il s'arroge tout les privilèges aux dépends des lois de Brak et prives les chefs de clan de leur pouvoir c'est intolérable. Puis après l'Aveugle, se sera à cette empire décadent de rendre des comptes au Tout Puissant. C'est pour cela que je suis ici, pour entendre la volonté de Brak et recueillir tout l'aide nécessaire à l'accomplissement de ma mission. Toi et mes frères de l'ordre de Cratès vous joindrez vous à moi ?


C'était une façon comme une autre d’entamer la conversation, il se contentait d'un jolie topo sur ses motivations en espérant de tout cœur que le Puissant se joindrait à lui pour purger Kalamaï. Se trouver enfin un premier allié en cette terre hostile ne pouvait qu'être un bon signe, cela entraînerait peut être d'autre ordre à se joindre à sa cause.
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Aquilodon
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MessageSujet: Re: [Guerre civile] Usotop, sanctuaire de Brak.    Ven 5 Avr 2013 - 14:18

On mena Von Seviand à Chalcidiane. L'inquisiteur, grand et fort sans aucun doute, avait cependant une certaine grande passion dans le regard qu'il ne semblait pas contrôler. Il parla le premier.

- Me voilà face à un terrible dilemme : dois-je t'appeler Puissant ou Puissante ?

La naine esquissa un sourire.

- Peu m'importe, jeune homme. On m'a souvent dit que je n'avais plus grand chose de féminin. A vrai dire, peu sont déjà allés vérifier si je n'étais pas un homme. Appelle-moi donc comme tu voudras, ça ne compte guère.

Aedric, après avoir ri, exposa la raison de sa venue.

- Toujours est il que me voici ici moi Aedric von Seviand, inquisiteur de Brak, en la ville sainte, pour demander au tout puissant Brak de me prêter sa force pour les batailles à venir. Mes armées sont venues en Zackinthe pour rétablir les lois de Brak en sa province, Aquilodon bafoue notre culte sans vergogne depuis trop longtemps, il s'arroge tout les privilèges aux dépends des lois de Brak et prive les chefs de clan de leur pouvoir c'est intolérable. Puis après l'Aveugle, ce sera à cette empire décadent de rendre des comptes au Tout Puissant. C'est pour cela que je suis ici, pour entendre la volonté de Brak et recueillir tout l'aide nécessaire à l'accomplissement de ma mission. Toi et mes frères de l'ordre de Cratès vous joindrez vous à moi ?

- Il suffit, impétueux ! Le géant est un homme brave tout de même, et le courage qu'il a d'affronter face à face ta République est tout à fait louable. Il me semble qu'aucun des autres dignitaires de cet empire n'a osé avant lui, alors que tu es tout ce qu'ils n'aiment pas. Et j'ai entendu dire que tu avais tenté de le faire assassiner par un autre que toi. Il serait plus temps pour toi de faire pénitence de cet acte de lâcheté que d'exiger de nous un quelconque soutien.

Le ton était si ferme et l'autorité de la naine si imposante que même Aedric se tut.

- Les lois de Brak s'appliquent partout, que tu en aies conscience ou non. Il n'y a nul besoin de les rétablir. Si Brak abandonnait les hommes, ceux-ci ne pourraient plus même se lever et marcher, ne pourraient plus travailler, et mourraient. As-tu vu quelque contrée où tous les hommes sont terrassés, privés de force ? Non, bien évidemment. Brak n'a pas besoin de celui qui s'est auto-proclamé son Poing pour régner où il le souhaite ! Brak est dieu, jeune effronté. Il n'a guère besoin des hommes, ni de notre culte. Ce culte, nous le lui devons parce qu'il nous octroie ses bienfaits, mais que lui seul se charge de punir les infidèles. Le géant, qui était un grand guerrier, a été aveuglé et affaibli, et sans notre concours, à ce que j'en sais. Et si les chefs de clan doivent être assistés d'une Province qui n'est pas la leur pour se libérer du joug d'un aveugle de plus en plus impotent, c'est que Brak les a abandonnés eux aussi, ou bien qu'ils choisissent eux-mêmes de se soumettre pour rendre leur Province plus puissante.

Elle fit une pause, voyant la colère monter en Aedric.

- Épargne-moi donc le boniment dont tu abreuves tous ces fous qui te suivent. Je n'ai pas besoin de tes prétendues nobles idées. Je sais que tu es ambitieux, et l'argument de la force me suffit. Brak n'aime pas que l'on se cache derrière de vains mots, de vaines institutions. Je sais que c'est contre de telles choses que tu es convaincu de te battre, mais purges-toi toi-même avant de prétendre aller purger les autres. Fort ne signifie pas abruti, ni violent, mais signifie sincère, honnête et franc. Or tu es violent, et cela bien trop, et tu n'es pas si honnête que tu veux le montrer. L'ordre de Cratès ne t'aidera pas avant que tu n'aies compris que Brak n'est pas Hassar.

Elle s'arrêta pour appeler ses hommes, qui se regroupèrent autour d'elle.

- Comme tu le sais, on a qualifié Meggido d'envoyé, voire de fils de Brak, tant il était fort, à la bataille, comme en politique, comme au champ. Tu te dis Poing de Brak ? Eh bien, je te laisse me le prouver. Je t'accorde le temps qu'il te faudra pour trouver quelque chose qui m'impressionnera assez, et qui sera très clairement un signe de Brak. Oh, je sais à quoi tu penses : me battre ne suffirait pas, non. Le temps de ton séjour ici, ton armée campera à l'extérieur. Je ne veux pas de tes généraux retors ici, sauf s'ils souhaitent comme toi se repentir de leur manque de franchise et leur violence outrancière.

Elle s'apprêtait à tourner les talons, lorsqu'elle parut être inspirée par quelque dieu. Un grand sourire naquit sur ses lèvres.

- Ah, j'oubliais de te dire : je pense que l'ambassadeur d'Arthandre que je tolère ici a dors et déjà envoyé un messager à ses maîtres, ce qui veut dire que l'armée que tu tentes de contourner sera là dans quelques jours au plus. Comme à la tienne, je leur interdirai de rentrer ici, et Brak avec moi, mais ton ost sera taillé en pièces, dehors. Il serait donc bon pour tes ambitions que ta démonstration soit rapide.

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MessageSujet: Re: [Guerre civile] Usotop, sanctuaire de Brak.    Sam 6 Avr 2013 - 4:14

Aedric répondit à la longue tirade de la naine par un sourire forcé, retenant la folle envie qu'il avait de part en part histoire de voir à quoi pouvait bien ressembler des entrailles de naines. Pour qui se prenait donc cette vermine pour le juger ainsi ? Le ton péremptoire qu'elle employait était sans doute le plus insupportable chez la naine. Pour qui le prenait elle donc cette vermine ? Un bouffon, ou quelque chose comme cela ? Puis ce fut le pompon lorsqu'elle lui avoua que les troupes d'Aquilodon saurait que les thassopoliens se trouvaient à proximité d'Usotop. Le Rouge se promit d’abattre cette petite putain de ses propres mains si jamais les forces d’Aquilodon battaient l'armée thassopolienne à l'extérieur de la ville. La naine lui avait toutefois balancer un défi à la figure, celui de lui prouver qu'il était bel et bien le Poing de Brak. Ce genre de remarque exaspérait le rouge au plus haut poing. Le marteau qui pendait à son dos en était la preuve. As'Elarith fléau des impurs, arme divine et cadeau de Brak. Ce même dieu qui avait toujours guidé ses pas. Son ambition, sa soit disant lâcheté, sa haine, sa violence, elles n'avaient jamais eu d'autre but que celui de servir sa volonté. Aquilodon, cette stupide bonne femme et tous les autres ne voulaient ils donc pas entendre raison ? Les Dieux n'ont pas besoin des mortels qu'ils répétaient tous inlassablement. Quelle grossière erreur, pourquoi les auraient ils donc créer si ce n'est dans leur propre intérêts ? Tout les être vivants du plus humble poisson, à l'oiseau dans le ciel, chaque étincelle de vie en ce monde n'avait d'autre rôle que de servir les desseins des Dieux. Le Panthéon ne façonnait pas directement le monde, il le faisait par le biais des mortels. Chacun avait son rôle à accomplir. Le sein était de répandre la volonté de Brak, et cette naine de le tester pour voir s'il en était digne. Soit, il relèverait son défi. Il n'avait jamais renoncé face à un quelconque obstacle. Son obstination était une force. Et si il parvenait à convaincre cette vieille folle, il en convaincrait plus d'un. Puis soudain, ce fut le déclic, un coup de tonnerre au sein de son esprit. D'aucun dirait l'illumination. Non il était dans l'erreur. Ce n'était pas elle qu'il devait convaincre, c'était Brak. Il devait de nouveau se montrer digne de sa confiance.

Je ne me lancerais pas de vains débats théologique avec toi naine. Je serais la voie des justes qu'il t'en plaise ou non. Je serais le Poing de Brak, celui qui écrase ses ennemis impitoyablement. Et si c'est cela que tu souhaite, je te le prouverais à toi, à Kalamaï et à la Création toute entière, je vous prouverais que je suis l’égal de Meggido. Alors à ce moment là, toi et nos autres frères verrez et croirez.

Il commença à quitter la pièce, lorsqu'il se retourna soudainement en direction de la naine pour ajouter.

Et si pour cela je dois m'expier de tout les crimes que j'ai commis au nom du Tout Puissant, de toute ma vanité et de toute ma colère je le ferais. Je deviendrais celui que j'aurais toujours du être l'incarnation de la volonté divine, la lumière dans ce monde de ténèbres, le Poing de Brak. Regardes donc Puissant, et apprécie. Je te donnerais le spectacle que tu veux voir. Aujourd'hui je rentrerais dans la légende.

Il parlait comme d'habitude avec cette fougue et cette arrogance que rien ni personne ne semblait pouvoir tempérer. Une force sauvage et indomptable. Une force qui triompherait par tous les moyens. Mais une force qu'il devait maitriser. Chalcidiane avait raison. Brak n'était pas que violence, il était bien plus que cela, il était courage, vigueur,volonté, tout ce qui faisait la grandeur de l'homme. En ces lieux, rien ne servait de dire les choses, il fallait les prouver. Montrer au seul maître des lieux qu'on était digne de lui. Il s'en rendait compte peu à peu, mais il avait été présomptueux. Il avait échoué face à Irkos, il avait échoué face au Sénat et Fardall et il échouerait très probablement face à Aquildon, non pas parce que c'était la volonté de Brak mais parce qu'il s'était fourvoyé. Brak l'avait certes choisis, il ne le ferait pas triompher pour autant. Il devait se montrer digne de cette confiance. Devenir un véritable parangon des idéaux des cultistes de Brak. Pour cela, pour sa victoire et celle des justes il devait devenir un autre. Il devait devenir Meggido, il devait devenir Brak fait homme. Ce jour marquerait sa renaissance. Il s'était levé Aedric von Seviand inquisiteur et palatin de Thassopole, il se coucherait Aedric serviteur de Brak. Le Rouge avançait pas à pas de la base de la grande pyramide qui surplombait la ville. D'un geste vif, le Rouge décrocha son marteau de son dos avant de le balancer au sol sans plus d'attention que cela. Je reporterais cette arme quand j'en serais de nouveau digne. De son autre main, il arracha sa longue cape rouge qui ne tarda pas à se retrouver au sol nimbé de poussière. Le collier de l'inquisition qu'il portait au coup et la croix serti de l’œil de Brak subir le même sort, suivi dans un cliquetis mécanique des pièce d'armure qui le recouvrait. Si bien qu'il arriva au pied de l'immense pyramide de Brak vêtu d'une simple tunique, le reste de ses possessions terrestres à même le sol. Cela n'avait aucune importance. Il y avait tellement plus à gagner. Il tomba à genoux. L'heure de l'expiation était venu. Sur les rotules, il gravit la premier marche de pierre noire, en murmurant si bien que seul Brak put l'entendre.

Pardonne moi d'avoir oublié tes enseignements durant si longtemps.

Il gravit une seconde marche, sous le regard lointain du Puissant et de ses frères.

Je demande pardon pour avoir tué ceux s'étant opposé à ma monté sur le trône de Nardogord en ton nom.

Personne ne s'était véritablement amusé à compter le nombre de marche que pouvait avoir l'escalier de la grande pyramide. Mais le moins que l'on puisse dire c'était qu'il y avait un bon paquet de marches. Bien nécessaire pour un grand nombre de pèches. Et au fur et à mesure que ses genoux s’écorchaient, que la fatigue et la douleur prenaient peu à peu possession de son corps, il sentait son esprit en mutation, le poids du doute et de la culpabilité qui l'avait jadis accablé disparaissait peu à peu. Il demanda pardon pour avoir laissé sa famille et son peuple mourir, il demanda pardon de n'être pas mort aux côtés des nardogords ce jour là. Pour les enfants qu'il avait eu lors de son entraînement pour battre le seigneur liche et qu'il avait abandonné., de cette femme qu'il avait laissé à son sort. Pour le plaisir qu'il avait pu éprouver en torturant ces victimes. Pour tout ce qu'il avait fait par pur cruauté. Il ne demanda pas pardon pour tout loin de là, les meurtres de nécromanciens de vampire et autres hérétiques, son insubordination face aux autorités impériales, cette guerre qu'il avait déclenché. Les seules choses qu'il abandonnait le long de ses marches, s'était sa colère sa culpabilité et ses mensonges. Il s'expiait de son machiavélisme et de sa fourberie, mais il restait l'homme impétueux et sans pitié qu'il était.Il fit pénitence d'avoir envoyé Henrik à sa mort en plein territoire pirate. D'avoir vilement comploté en Edhesse. Il demanda pardon pour avoir laissé les sénateurs tenter d’assassiner Aquilodon. Ces genoux étaient en sang, et la douleur devenait insupportable. Non se dit il alors, elle était incroyablement douce. C'était une sensation semblable à celle de l'eau fraîche qui coule sur la peau. Cette douleur le lavait, l'absolvait. Depuis combien de temps cela durait il donc ? Il était bien incapable de répondre à cette question. Le temps n'avait plus d'importance dans ce carcan de douleur et de fatigue. Seul comptait ce voyage en son corps et en son âme. Puis soudain il glissa, ratant une marche. Sa tête s'en alla heurter la dalle de pierre qui servait de marche. Le choc fit couler du sang sur son visage. Le sang, ce rouge qui provoquait chez lui une folie meurtrière effroyable, ce même sang lui apparut alors terne. Était-ce parce que c'était le sien. Il voulu reprendre l’ascension, mais il n'en trouvait plus la force. A quoi bon ? Il fallait croire qu'au final, il ne pouvait s'octroyer cette absolution. Il se devait donc de tenir le rôle qu'il avait tenu jusqu'à ce que Nucter l’accueille. Il voulu se relever, descendre les marches et rejoindre son armée pour livrer fièrement son ultime bataille. Non ce n'était pas là qu'était son destin, la mort l'attendait peut être bien au bout du chemin, mais pas sans avoir regagné l'estime de Brak et de ses frères. Il ne mourrait pas en inquisiteur sanguinaire, il mourrait en défenseur des idéaux et des valeurs de Brak, il mourrait en ce défenseur des valeurs qu'il avait toujours cru défendre. Il deviendrait celui qu'il avait cru être. Dut-il se saigner les genoux jusqu'à l'os. Il repris sa lente ascension en psalmodiant

Sonde-moi, ô Tout Puissant Brak ! éprouve-moi, Fais passer au creuset mes reins et mon cœur ! Vois ma misère et ma peine, Et pardonne tous mes péchés.

La longue montée des marches, toucha finalement à sa fin. Le corps d'Aedric n'était plus que douleur, mais il se sentait pourtant léger comme une plume. Il releva difficilement et scruta de sa hauteur les environs. Des steppes à pertes de vue, les terres de ce dieu dont il cherchait désespérément à attirer l'attention et le pardon. Levant les bras et fixant le ciel. Il cria à plein poumon, si bien que sa voix résonna dans les steppes environantes.

Ô Brak ! Écoutes mon humble prière ! Prête l'oreille au parole de ce repentis qui se présente devant toi.

Des infidèles se sont levés contre moi, des légions innombrables marchent sur moi à l'heure où je parle.

Je ne te demande pas ton aide, je ne la mérite pas ! Je ne te demande qu'une chose à toi la Force éternelle. Donnes moi une chance de te prouver à nouveau ma valeur, lance moi le défi que tu estimeras juste et je mourrais en tentant de retrouver valeur à tes yeux.

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MessageSujet: Re: [Guerre civile] Usotop, sanctuaire de Brak.    Sam 6 Avr 2013 - 19:54

Sans que le Rouge ne la remarque, absorbé par sa pénitence, Chalcidiane l'avait suivi, bien campée, elle, sur ses pieds. Elle arriva au sommet de la pyramide juste après lui, et lui posa sa lourde main sur l'épaule.

- Tu es un véritable obstiné, Rouge. Pour peu, tu pourrais être un mulet. Mais jamais un mulet n'a gravi cette pyramide comme tu viens de le faire.

Elle fit une pause. Cet homme venait d'accomplir un véritable exploit, c'était indéniable. Quand son corps avait failli échouer, sa volonté avait pris le relais.

- Je dois l'admettre, Brak doit t'aimer, Aedric Von Seviand. Je n'ai que fort rarement vu quelqu'un d'accomplir ce que tu viens d'accomplir, sans mourir d'épuisement là où tu tiens. Je te...

Elle fut interrompue par un tonnerre assourdissant, venant de sous leurs pieds. L'édifice tremblait ! Plusieurs chocs titanesques firent choir Aedric sur ses genoux meurtris. Il ne poussa pas même un cri. La naine sentait les pierres bouger. Elle savait bien ce que cette montagne de pierre renfermait : le colosse de pierre, Kozane, s'éveillait. Une voix d'outre-tombe, inhumaine, surgit dans son esprit.

- GA-OCU BRAK ! SARAÏT GOLEM KOZANE AJI ! IN DIJU-AN, DIA-KRIF MUVARE !
Spoiler:
 

La pyramide tremblait de plus en plus fort. Nul doute qu'elle allait s'effondrer. La naine saisit Aedric, trop affaibli pour courir lui-même, et le mit sur son dos, presque sans effort. Elle commença à dévaler les marches en courant, alors que celles-ci se fissuraient sous ses pas.

La pyramide avait été parachevée lorsque Meggido avait détruit Kozane. Kozane, en se réveillant, détruisait à son tour le bâtiment.

Chalcidiane courait comme jamais. Il fallait qu'elle arrive en bas avant que le monstre ne surgisse de nouveau. Il fallait qu'elle soit prête à se battre : mais pourquoi, par Chezzer, Brak leur envoyait-il maintenant le Colosse ?

Elle parvint sur la terre ferme, et déposa Aedric, qui était inconscient, prêt de ses effets. D'ici, elle put voir dans quel état était le sanctuaire. La roche était brisée. Un visage immense avait remplacé un septième des marches, dont les débris pleuvaient plus bas. Il y eut un... deux... trois chocs monumentaux, et un poing au moins deux fois plus gros que la naine transperça la paroi. Il fallut à peine quelques coups de plus au colosse pour être entièrement exhumé.

Chalcidiane admirait avec calme sa mort arriver, quand soudain l'avatar tourna son visage rocailleux vers elle, et la
regarda. Un regard qui frappait comme un projectile de baliste aux murailles qu'elle dressait devant son esprit. Elle sut alors pourquoi, pendant tant de siècles, Kozane avait été pris pour un dieu. Mais elle savait qu'il n'en était rien, et même savait-elle qu'il se pouvait vaincre. Mais elle n'en était pas capable ; cela, elle le savait aussi. Elle détacha sa lame de son dos - précaution qui lui parut bien futile. Comment, par tous les divins, le grand Meggido était-il parvenu à occire une telle chose ?

Autour d'elle s'ameutaient les frères cratides, armés et accompagnés de leurs golems, armés eux aussi. Kozane s'anima soudainement et, extrêmement vivement, sa main frappa les rangs qui s'amassaient devant lui. Il tua sur le coup une demi-douzaine de ses adversaires, dans un explosion de sang et de roche.

Chalcidiane hurla des ordres.


- Dispersez-vous, dispersez-vous ! Tentez de trouver une faille ! Vainquons-le, et nous aurons les honneurs pour des siècles !

Pendant quelques brèves mais intenses minutes, les cratides tentèrent de trouver un point faible au monstre, mais en vain. Ils tombaient, les uns après les autres, sous les coups de paumes et de pieds de l'être gigantesque. La main s'abattit sur Chalcidiane, qui esquiva de peu, et dû se jeter au sol pour n'être pas broyée. Le membre de pierre heurtant le sol, il souleva un nuage de poussière. La naine voyait son dernier instant arriver, lorsqu'elle distingua, au travers de la poussière qui envahissait l'air, une chevelure d'or et un manteau rouge sang. Un éclair passa, et elle entendit un rugissement de douleur, caverneux, qui fendit le ciel comme le tonnerre. Puis la voix d'un homme, assurée.

- Debout, Puissant. Allons mater cette chose.

Aedric Von Seviand, debout, As'Elarith entre ses mains, paraissait plus vivace que jamais. Ses genoux n'étaient plus écorchés. Il avait la vigueur d'un héros, et l'allure aussi. Dans son regard, plus aucune cruauté, mais une détermination à nulle autre pareille. Le marteau brillait d'une lueur proprement divine. Et le Colosse ne pouvait souffrir ses coups : il avait eu mal.

La poussière retomba alors que la naine se relevait, ébahie. Le Rouge était aimé de Brak. Et il serait à coup sûr son élu s'il triomphait, maintenant.

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MessageSujet: Re: [Guerre civile] Usotop, sanctuaire de Brak.    Dim 21 Avr 2013 - 2:28

C’était donc cela faire face à la légende. Le colosse de pierre était la créature la plus grande qu’il lui avait jamais été donné de voir. Colosse, le mot paraissait même faible pour désigner Kosanne. La créature de Brak dominait les h autes pyramides d’Usotop comme si elle n’avait été que d’infime motte de terre. Une seule chose venait à l’esprit lorsque l’on contemplait cette créature de rocs et de magie, c’était de se sentir soudainement faible et insignifiant. Si Usotop était par son aspect massif et inébranlable, Brak devenu ville, Kosanne était plus que ça. Il était Brak. Une force innarétable et inpacable. Une force destructrice sans nul autre pareil. Une allégorie vivante de la puissance. C’est sans doute comme ça qu’Aedric aurait vu le titan qui lui faisait face, si la fatigue et la douleur ne lui auraient rien appris. Kosanne n’était que l’un des aspects du dieu de la force, l’un des milles visages de son dieu. Le colosse était Brak dans ses aspects les plus terrifiants, il était le Brak destructeur, la force qui s’imposait par l’annihilation totale de ses ennemis, Kosanne c’était la force de détruire son adversaire. Aedric comprenait maintenant que se vanter d’être le Poing de Brak était ridicule.Le véritable Poing de Brak c’était cette chose. Rien ne semblait pouvoir stopper le géant de pierre dont les yeux flamboyant suffisaient à insuffler la peur aux hommes. Nul être ne pouvait lui faire face sans se sentir l’étreinte paralysante de la peur. Il suffisait de voir la créature pour comprendre pourquoi Meggido avait une telle aura. Une personne capable de vaincre cette chose, était plus qu’un simple mortel, il ne pouvait qu’être un élu.

Le Rouge comprit, que celui qu’il était n’aurait jamais eu aucune chance face à une telle créature. Aucune personne prenant Brak pour l’incarnation de la domination et de la violence n’aurait la pu vaincre. Pour faire face à Kosanne, il fallait avoir compris qu’il n’était que l’un des aspects de Brak. Kosanne n’était que puissance là où Brak était bien plus. Brak, c’était le courage de faire face à ses ennemis, la force de vaincre sa peur. Brak c’était la volonté de fournir tout les efforts pour arriver à ses fins, la force de dire les vérités que nul ne voulait entendre. Brak donnait aux mortels la force de dominer la création par leurs efforts et leur travail, celle de batir des temples en l’honneur des dieux, celle de se dresser fiérement contre l’injustice et le mal. Brak c’était le courage, la détermination, la volonté et bien plus encore. Bien plus que tout ce que ne serait jamais Kosanne. Pour vaincre une telle créature, il fallait comprendre ce qu’était Brak. Il fallait comprendre que la force brute ne viendrait jamais à bout d’une telle créature.

Force, courage et détermination. C’était les seules armes capables de vaincre le géant de pierre. Aedric ressera sa prise sur son arme. Aujourd’hui, il entrerait à jamais dans la légende, il deviendrait l’égal de Meggido. Pas pour lui et pour ses ambitions, mais pour le bien de tous. Pour l’empire et ses habitants. Ses buts n’avaient pas changés, ils ne changeraient jamais. C’était lui qui avait changé en ce jour. Il n’était plus un simple inquisiteur avec ses faiblesses, il était devenu celui qu’il devait être. Le héros qui sauverait l’empire. Il laissait derrière lui tout ce qu’il avait été, Nardogord, Thassopole, le pontificat, tout cela n’avait plus d’importance. Ce qui comptait c’était de se dresser face à la corruption et l’incompétence générale pour sauver Kalamaï du-t-il y perdre la vie. Kozanne le fixa alors de ses grands yeux flamboyants. Le Rouge trésaillit un court instant. La peur n’était rien, sa foi était forte.

Dites à vos hommes de reculer. La seule chose qu’ils arriveront à faire c’est de rejoindre prématurément Nucter. Et quelque chose me dit qu’Usotop risque d’avoir bientôt besoin d’homme.

Soudain une cracquement tonitruant retentit dans l’air. Kozanne se mettait en mouvement. Aedric leva les yeux au ciel. L’immense paume du géant fonçait droit sur lui. Il fallait croire que le colosse avait fini par le remarquer. Le Rouge bondit sur le côté se roulant dans le sable. Le sol vibra sous l’impact du coup. L’inquisiteur se relava vivement et raccrocha son marteau sur son dos. Il courrut en direction de la main géante, puis il bondit. Il avait monté toutes les marches de la pyramide à genoux, il pouvait bien escalader ce géant à la force de ses deux bras. Il s’aggripa à la main du géant. Puis soudain ce fut l’ascension. Il sentit l’adrénaline monté en lui au fur qu’il s’éloignait du sol. Heureusement pour lui, le corps du géant lui laissait suffisament de prise pour s’accrocher. Cela lui éviterait d’aller s’écraser quelques mêtres plus bas. Rester plus qu’à trouver un moyen d’abbatre ce géant.
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MessageSujet: Re: [Guerre civile] Usotop, sanctuaire de Brak.    Jeu 9 Mai 2013 - 15:05

Alors qu'Aedric inspectait le corps du colosse pour y trouver une faille, celui-ci se rendit compte que quelque chose clochait. Voulant se débarrasser de l'intrus, il commença à secouer le bras, que le Rouge escaladait.

La secousse faillit arracher Aedric de la pierre mouvante, et l'envoyer à Nucter, mais il tint bon. La deuxième secousse décrocha As'Elarith du dos du serviteur de Brak. Le marteau chut en contrebas. Sans son arme, le Rouge n'avait plus trop d'espoir de triompher. Chalcidiane, en bas, le comprit, et elle courut vers l'arme, mais le colosse fit un mouvement qui empêcha son passager clandestin de voir la suite.

Ce dernier grimpait, grimpait toujours. Il atteignit bientôt l'épaule du géant, et, courant prudemment pour ne pas perdre l'équilibre, il se dirigea vers la nuque, comme attiré par quelque puissance irrésistible. Pas de doute, Brak le guidait par là. Il y parvint et soudain, il fut stupéfié par une vision singulière : le cou de la chose palpitait. Kozane avait un cœur, ce cœur battait. Nul doute que ce cou palpitant était un endroit sensible. Transporté par son exultation, Aedric ne prévint pas la troisième secousse, qui le fit basculer dans le vide. La panique fusa comme une flèche en lui, et ses réflexes le firent se rattraper de justesse, quelques mètres plus bas, sur le dos. Tremblant, il resta là quelques instants, puis il domina sa terreur et se mit à gravir la pierre rugueuse, mais chaque mouvement du colosse manquait de peu désormais de le jeter à bas.

Soudain, il entendit une voix, plus haut. C'était la naine qui avait gravi la chose à son tour. Elle portait le marteau dans sa main droite, et elle tendait sa main gauche.


- Von Seviand ! Attrapez ma main !

Aedric se hissa péniblement, et saisit le bras du Puissant. Celle-ci le tira et le remit sur ses pieds, d'un seul bras. Elle lui rendit son arme.

- Tenez ! Frappez son cou !

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MessageSujet: Re: [Guerre civile] Usotop, sanctuaire de Brak.    Ven 14 Juin 2013 - 0:50

Un large sourire se dessina sur son visage lorsqu’il reconnut la naine. Et bien en voilà une qui ne portait pas son nom de Puissant pour rien. Une émotion toute particulière l’envahit lorsque sa main se reposa sur As’Elarith. Le marteau ne l’avait quitté qu’un court moment mais celui-ci lui avait manqué. Le marteau était une partie de lui. Une partie de son âme même. Le marteau d’argent représentait, son père, Brak, l’homme qu’il était devenu, sa mission, il représentait tout. Il le sera encore plus fort dans sa main. Bien, maintenant qu’il possédait un plan  il ne lui restait plus qu’à l’appliquer. C’était déjà un sacré bon début mais ce n’était qu’un début. Il n’avait plus qu’à abattre ce maudit géant. Il fixa de nouveau fermement son marteau dans son dos et rentama l’ascension du dos de la créature. Le colosse ne semblait pas toutefois décidé à laisser Aedric et  Chalcidiane escalader son dos. Le géant se secouait de plus en plus frénétiquement obligeant le rouge et sa comparse à gravir avec circonspection. Lentement pierre après pierre Aedric montait. L’effort engourdissait peu à peu ses bras. La pierre rude qui composait le corps du géant entaillait ses doigts qui se couvraient d’écorchures. Ce n’était pas le moment de faire la fine bouche,  il devait le faire le reste n’importait plus. Les blessures du corps finissaient toujours par guérir, qu’est ce qu’était la fatigue, qu’est ce qu’était la douleur face à sa mission ? Rien, des données insignifiantes. Il se devait d’être un sauveur, le nouveau grand héros de Kalamaï, l’instrument de la justice de Brak en ce monde. Un tel héros devait souffrir. II avait accepté ce destin. Ce n’était plus le moment de reculer dorénavant. Soudain la main droite du géant dessina son ombre au-dessus de lui. D’une pression de son bras gauche, il projeta son bras droit le plus haut qu’il pouvait. Sa main faillit riper mais il parvint à se stabiliser malgré l’onde de choc qui parcouru le dos du géant. Puis il se laissa tomber sur le revers de la main du géant. Aedric s’agrippa de toutes ses forces tandis que la main du géant revenait à sa position d’origine. 

C’était le moment ! Le Rouge commença à escalader le bras du géant. Il se rapprochait petit à petit du but, plus que quelques mètres et il entrerait dans la légende. Puis soudain, une ombre se posa sur lui, il tourna les yeux et vit l’autre immense main du géant se rapprochait de lui. Il n’eut pas le temps de réagir. Les doigts rocheux l’attrapèrent et le serrèrent comme l’aurait fait un étau. Il n’en fallut pas plus pour que le Rouge se retrouve immobilisé. A son grand étonnement le géant ne l’écrasa pas sur le champ, alors qu’il en avait tout à fait le pouvoir. Non le géant approcha le Rouge de son visage. Aedric sentit les yeux flamboyants du golem le transperçait. Un sentiment d’impuissance l’emplit soudainement. Il avait comme l’impression que le colosse lisait au plus profond de son âme. Faible et insignifiant. Voilà ce qu’il était comparé à Kozanne. Pourtant aucune peur n’émanait de l’inquisiteur. Pourquoi donc avoir peur ? Si c’était Brak en face de lui qu’avait-il à craindre ? Rien. Surtout que pendant que le géant s’occupait de lui, la naine se rapprochait de sa nuque.

Qui est tu mortel ? 

Une voix rocailleuse venait de résonner à l’intérieur de son âme. Était-ce Kozanne, ou était-ce Brak lui-même ? Il n’en savait rien. Le géant n’avait émis aucun son, et pourtant il avait bien entendu la question.

Je suis Aedric von Seviand, et je serais celui qui sauvera Kalamaï et toi puissant géant de pierre me prêtera tu ta force pour accomplir ma mission ? 

Le rouge avait parlé avec cette confiance qui le caractérisait tant. Ni peur, ni doute dans son regard. Rien d'autre que cette conviction qui l'habitait depuis toujours de suivre la bonne voie. Celle d'être sur le point d'entrer à jamais dans l'histoire. Non ce n'était pas le moment de flancher. Il lui fallait gagner suffisamment de temps pour que Chalcidiane frappe le point faible de Kozanne. Après cela, le géant desserrerait son étreinte et il n’aurait plus qu’à porter le coup de grâce au géant. Son plan ne souffrait d’aucuns accrocs. Tout du moins si Brak voulait bien lui accorder le succès.
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MessageSujet: Re: [Guerre civile] Usotop, sanctuaire de Brak.    Mer 17 Juil 2013 - 19:55

Chalcidiane perdit rapidement Aedric de vue, occupée elle aussi à garder son équilibre et à échapper aux ruades de Kozane. Et l'entrevit alors qu'il se faisait attraper, mais il échappa à son regard, si bien qu'elle ne sut pas ce qui lui était arrivé. Quoi qu'il eut pu en être, il fallait mettre ce géant hors d'état de nuire.

Agile malgré sa carrure, elle grimpa vivement sur la nuque du colosse de pierre. De là, elle vit son poing fermé, et le Rouge pris dedans. Elle devait agir pendant que celui-ci faisait diversion en criant des choses que le Puissant n'entendait pas. Au travers de la brume ensablée, les sons lui parvenaient brouillés, sourds. A mains nues, elle se suspendit à une rugosité du cou, il fallait qu'elle atteigne le point palpitant, à l'endroit où aurait dû se trouver la pomme d'Adam.

Le géant réagit soudain, secouant avec force sa tête, mais la vigoureuse naine résista, s'accrochant de toutes ses forces au cou du monstre. Elle parvint au point faible, et le frappa de son poing, à plusieurs reprises, plus fort que jamais.

Au premier coup, ses doigts calleux craquèrent. Peut-être l'endroit était-il plus tendre, il n'en était pas moins en pierre. Au second, ils se mirent à saigner. Au troisième, elle lâcha un cri de douleur. Les suivants lui brisèrent les doigts. Elle n'avait plus conscience que de ces heurts.

Aedric sentit les spasmes de la faiblesse agiter le poing qui le tenait. Il avait réussi. Les doigts le relâchèrent, mais il parvint à se réceptionner en arrivant au sol, grâce à Brak. Le colosse émit un son guttural, et s'agenouilla, baissant la tête. Chalcidiane tomba à terre à son tour, se tenant la main, brisée et en sang. Kozane était immobile. Le sable retombait, doucement. Le combat était achevé.

Puis une voix de roc, incroyablement puissante, traversa la cité, émanant du géant de pierre.


- Petits êtres, puissants êtres. J'accepte votre domination.

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MessageSujet: Re: [Guerre civile] Usotop, sanctuaire de Brak.    Mer 30 Oct 2013 - 20:38

C’était une bien drôle de sensation que celle qui l’habitait. Il n’y avait pas étrangement aucune joie. Et pourtant, un double miracle venait de se produire sous ses yeux. Kozanne était non seulement réapparu mais en plus de cela il s’était soumis. Mais ce n’était pas la satisfaction égoïste qui étreignait son cœur. C’était un sentiment plus grand, plus noble. La satisfaction de celui qui accomplit son devoir.

Il avait surpassé Megiddo, il n’avait pas tué Kozanne. Il l’avait soumis. S’il n’y avait pas dans cette action un message clair lancé au visage de l’Empire. Aucunes de ces crapules de technocrates impériaux ne plus pourraient contester qu’il était l’envoyé de Brak. La vérité éclaterait dorénavant au grand jour. Même un aveugle comme Aquilodon serait obligé de la voir. C’était là la seule chance pour l’Aveugle de sortir convenablement de la crise. Reconnaitre en Aedric, l’envoyé de Brak et l’aider à abattre Fardall une bonne fois pour toute.
Le rouge s’approcha de Chalcidiane, et l’aida à se relever. Son poing droit était en miette. Aedric lui adressa un sourire des plus chaleureux.

Je vois qu’on est tombé sur encore plus dur que toi Puissant.

La naine s’était avéré une alliée puissante, s’était-elle qui avait d’ailleurs porté le coup fatal au colosse. Sans elle, non seulement il n’aurait pas réussi à soumettre Kozanne mais il ne serait même pas parvenu à la réveiller. Aedric le sentait avec la naine à ses côtés, il ne s’éloignerait plus du droit chemin.  Avec elle et les autres cratides, ce ne serait plus une Thassopole oppressive et conquérante qui marcherait au combat. Ce serait le peuple de Brak. Il marcherait vers la capitale réunissant les uns après les autres les tribus de Zackinthe. Puis ça serait les seigneurs de Scitopole, et il arriverait à la capitale demander des comptes à Fardall et au Sénat impérial. Et là une nouvelle ère naitrait. Une ère comme cet Empire n’en avait plus connu depuis l’Empereur Soleil. C’était le chemin que lui montrait Brak.

Le Rouge prit la parole.

Cratides !

Vous avez exigé de moi que je vous prouve que j’avais compris qui était Brak. Cette leçon je ne l’ai pas apprise seule, tout comme je n’ai pas obtenu la soumission de Kozanne par ma seule valeur. Cette victoire, je ne la revendique pas pour mon seul honneur. C’est surtout celui de vous tous, et en particulier de la première d’entre nous : Chalcidiane.

Ce n’est pas la force brute qui l’a emporté. C’est le courage, la volonté et la confiance entre fidèle qui a vaincu aujourd’hui.  Et voilà ce qu’est Brak et plus encore.
Vous avez déchiré le voile de vanité qui obscurcissait ma vision. Et pour cela, je vous en serais toujours reconnaissant.

Aujourd’hui une force ancienne s’est réveillée. Cette force c’est une promesse. Une promesse de changement. Le changement s’est une force inarrétable. Quelque chose qui modifiera cette Empire décadent, qui lui rendra son lustre d’antan.

Thassopole et moi-même nous rendons à la capitale demander des comptes à cet homme qui a tout oublier du héros qu’il était jadis. Mais je ne suis plus que le simple dirigeant d’une province impérial.


Je suis l’instrument de la volonté de Brak. Je suis Aedric le Poing de Brak et comme Meggido j’aurais besoin du soutien de tout Zackinthe.

Le borgne ploya le genou face à Chalcidiane.

Tu m’as montré la véritable voie de Brak, tu m’as aidé dans ce combat et tu as de ta propre main portée le coup fatal à Kozanne. Tu es un exemple pour nous tous. Tu as exigé de moi de faire mes preuves. C’est chose faite. Toi et tes frères me feront ils l’honneur de m’accompagner ?
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MessageSujet: Re: [Guerre civile] Usotop, sanctuaire de Brak.    Jeu 31 Oct 2013 - 2:10

Chalcidiane se releva péniblement, repoussant machinalement l'aide du Rouge. Elle tenta d'étouffer la douleur de son poing. Il allait falloir le plâtrer, mais il avait bien servi : ils avaient vaincu le colosse de légende. Aedric se lança dans une harangue inspirée qui fit sourire la naine. Pourquoi diable le grand Brak avait-il élu un homme bavard ? Le Rouge s'agenouilla ensuite devant elle et lui demanda son appui.

- Von Seviand, faire la guerre aux peuples valeureux de Zakinthe ne me tente pas. Toutefois, Brak t'aime. La preuve vient d'en être redonnée. Et comme il m'étonnerait que le Colosse soit ici pour réparer ce qu'il a détruit...

La douleur de son poing la transperça. Elle dut faire une pause.

- ... Je me battrai avec toi, quand mon poing aura été guéri.

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MessageSujet: Re: [Guerre civile] Usotop, sanctuaire de Brak.    Aujourd'hui à 22:43

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[Guerre civile] Usotop, sanctuaire de Brak.

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