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 Lucea

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Lucea



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MessageSujet: Lucea   Sam 9 Nov 2013 - 21:27


Lanilys, naguère petite cité « bénite » fut érigée dans la province scitopolienne, vers l’an 1015 en plein Age d’Or.
En ce jour, la ville tend encore ses bras de pierre au ciel, malgré l’érosion du temps et prend également pied sous terre, en profondeur où elle se répand comme les racines d’une forêt de chênes, en une multitude de réseaux. Tentaculaire vers le haut, la cité l’est aussi vers le bas.  Le « mal »  s’étant jeté au visage de la population,  il n’en reste finalement d’à peu près intacte que la face cachée, la ville souterraine: intacte et insondable car ses vastes couloirs ont été plongés dans une nuit définitive.

Les communications sur l’extérieur et les ouvertures ensevelies, toute cette œuvre, qui prolongeait sous terre la lumière de la ville, s’est abîmée en gouffre inexorable. On pourrait songer présentement que ces sous-sols sans lumière, coupés de la surface, pourraient être  impropres à toute forme de vie, fût-elle larvaire ou végétale. En fin de compte, c’est une sorte de terme, d’inconnu au-delà de l’agonie de la ville. Après, il n’y a que la terre profonde et noire des morts.

Les souterrains, qui ne communiquent plus avec l’extérieur, ouvrent quelque part, vers ces dernières profondeurs. Il ne reste qu’un passage accidentel de la surface vers ces retraites extrêmes qui sont par ailleurs totalement isolées, celées comme une pyramide. Les vrais accès ont toujours été secrets et, s’ils existent encore, le sont restés.
 
- Prend garde étranger… 
 
Dans un dédale d’artères sombres, au fond d’une impasse, on perçoit un homme fondu dans une levée de poussière et que seul le mouvement révèle dans l’obscurité.
Il promène un regard absorbé autour de lui, et remarque, à une centaine de mètres au bout de l’impasse, une silhouette indistincte qui semble l’observer. Surpris comme un voleur épié, il projette un regard inquiet aussi loin qu’il peut pour distinguer le visiteur.

On dirait une femme. Elle est trop loin pour voir son visage, mais on devine son regard qui observe.


Le rôdeur revient à sa préoccupation mais ne tarde pas à regarder à nouveau vers l’apparition mystérieuse qui a disparu du décor. L’endroit désert est enseveli sous les décombres. La rue n’est plus formée que par une chaussée de rocailles et par la gigantesque façade d’un édifice qui la délimite sur une centaine de mètres. Le bâtiment semble dévoré par le ciel et s’élève sur une hauteur impressionnante. En bas et sur toute une longueur, des blocs de pierre effondrés forment des contreforts de gravas adossés au pied de cette tour et rampent comme un glissement de terrain jusqu’au milieu de la rue. L’homme relève le regard vers le bâtiment  qui enjambe un passage obscur. Il disparaît dans la galerie.

Le couloir assez large est entravé par les éboulis et la perspective du passage se perd dans une obscurité inexorable. L’individu se dirige vers les profondeurs du conduit et heurte le métal d’une grille qui semble condamner un orifice. Il s’agenouille et empoigne les barreaux pour dégager la herse. La force, l’effort et la sueur arrivent à bout de la pierre et du métal et découvrent un soupirail. Accroupis devant la bouche, il cherche à tâtons une pierre qu’il jette dans le trou, et tente d’analyser l’écho. D’abord un son sourd relativement proche ; un instant plus tard, un son raisonnant cette fois beaucoup plus lointain suivi aussitôt d’un bruit d’éboulement ou l’on discerne des impacts à divers profondeurs.  Il tend l’oreille, se redresse et paraît réfléchir quelques secondes. Puis sans hésitation, il passe ses jambes dans l’ouverture en s’agrippant au rebord et se laisse aller dans l’obscurité du trou. Sans le moindre écho d’une chute ou même d’un cri, c’est le silence total comme si l’homme avait été digéré par le vide.
 
… Sous-sol sans lumière, coupés de la surface.
 
Etourdie par sa chute, l’homme marque une pause,  puis se rétablie sur ses jambes. Il sort une pierre de baryte dont la faible lueur lui permet de progresser à tâtons dans l'obscurité. Il longe les galeries en s’appuyant contre les murs, s’arrête parfois pour écouter. Il parvient jusqu’à une alvéole du souterrain et, à ses pieds, découvre des traces de subsistance. L’œil peu à peu accoutumé à l’obscurité, il discerne quelques  objets qui semblent être des heaumes, des bottes, des armes et des armures rouillées, abandonnés pêle-mêle sur le sol de pierre. Un peu plus loin il trouve en lambeaux de vieilles tentures et draperies. Il cherche  encore ce dont il n’a pas idée dans l’obscurité épaisse. Tout à coup, il bute sur quelque chose et tombe sur une forme massive étendue sur le sol. Assis par terre, il essaye de distinguer son sujet et pousse un hurlement de frayeur.

Là, tout près, il aperçoit une sorte de stigmate vivant sous une apparence vaguement humaine. Car la « chose » est vivante et remue devant lui, à portée de main : un corps rampant, couvert de bandes dont les déchirures font apparaître des membres noircis, amputés aux extrémités et des parties de visage cristallisées dans le dartre d’une infection généralisée. La peau  s’est muée en une croûte compacte et envahissante, à peine trouée de deux orifices minuscules à l’emplacement des yeux qu’une nuit perpétuelle a fini par rendre inutiles. Les lèvres ont été dévorées par le dessèchement des tissus et la bouche refoulée par une cicatrisation anarchique, s’est  déportée  vers le menton en absorbant complètement le maxillaire inférieur, comme si la tête dépourvue de mâchoire était posée au-dessus d’un trou.


Une voix rauque et étranglée se fait alors entendre sous les bandages
.
 
- Pour passer dans le trou, faut avoir une sacrée raison ! Le risque était grand de ne jamais toucher le fond… 

- Chut …
…Comment savais-tu ?
 

Murmure une femme qui émerge de l’ombre, avec un sceptre dont la lueur soudaine agressa les  « comparses ».

La créature exprima un râle dans d’hideuses contorsions du faciès.

L’homme ahurie par cette apparition et défiguré par l’angoisse, tente de reprendre sa respiration, et sans trouver la force de fuir, ni même de se relever, se traine sur quelques mètres jusqu’à un mur. Retenant sa panique, d’un regard blanc et révulsé, il dévisage le résidu humain  amorphique, répandu au sol, le haut du corps disloqué, et dont les segments de membres ne semblent plus retenus que par le bandage. Il  fixe ensuite son attention vers l’être féminin.


Sa tenue sombre fait apparaître la finesse de son corps et la blancheur de ses bras. La luisance du  sceptre anime sa chevelure noire et blanche. Son regard exprime une  douceur instinctive qui semble inaccessible. L’aménité partagée de ce personnage laisse planer une note énigmatique et inquiétante, tant soit peu sa présence dans ce décor particulier.


L’humain, la gorge nouée :


- Comment… Comment je savais ?… Mais je… Je ne savais pas ! Qui êtes-vous ? 

- Qui suis-je ?...Le sais-je moi-même ? 

Susurre la femme avec une suave ironie.

 
- Je suis Lucea.

L’homme, sous la joute d’une angoisse lancinante et non plus conquis par la réponse, ne souhaita  approfondir plus à même les présentations. Néanmoins, il recouvrit peu à peu ses esprits.


- J’ai… J’ai  jeté des pierres dans le trou. Je les ai entendues tomber, mais je ne me suis pas rendu compte de ma chute. C’est comme si… Comme si j’avais été aspiré ! Où sommes-nous ? 

- A quelques mètres de la surface… Enfin je crois. Ce souterrain, qui renvoie l’écho d’une pierre, ne renvoie pas l’écho de la vie. Voilà pourquoi tu n’as pas entendu le bruit de ta chute.

Gardienne de ces abysses, je les divinise par la  grâce de Nucter !

Approche étranger et suis moi …  



Dernière édition par Lucea le Mar 19 Nov 2013 - 19:37, édité 4 fois
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Aquilodon
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MessageSujet: Re: Lucea   Sam 9 Nov 2013 - 22:00

BG validé ! Smile Bienvenue !

La description de la "momie" est assez gore, c'est pas mal du tout. J'aime bien ce texte Smile

A bientôt en Kalamaï, terrible nécromancienne !

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Lucea



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MessageSujet: Re: Lucea   Dim 10 Nov 2013 - 19:16

Smile Merci Aquilodon
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Dorunn
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MessageSujet: Re: Lucea   Lun 11 Nov 2013 - 14:56

Bienvenue à toi, Lucea.
Très beau BG en effet. Cela faisait un moment que nous n'avions pas eu de nécromancien (attention, d'ailleurs a l'orthographe, c'est bien un "c"), j'attends avec impatience la suite.
A très bientôt!

Dorunn
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Lucea



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MessageSujet: Re: Lucea   Lun 11 Nov 2013 - 15:27

Merci Dorunn
(Smile j'ai corrigé le "t")
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Darlanass
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MessageSujet: Re: Lucea   Mar 12 Nov 2013 - 13:13

Désolé du retard, une belle BG, bienvenue a toi ! Que les morts te garde .
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Pandore



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MessageSujet: Re: Lucea   Mer 13 Nov 2013 - 10:12

Bienvenue à toi Smile
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Aalya



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MessageSujet: Re: Lucea   Sam 16 Nov 2013 - 20:44

En retard, mais l'intention est là, bienvenue à toi:D
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Lucea



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MessageSujet: Re: Lucea   Dim 17 Nov 2013 - 13:29

Grand merci pour votre accueil et à bientôt donc en Kalamaï !
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MessageSujet: Re: Lucea   Aujourd'hui à 7:27

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Lucea

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