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 N`Gha N`ghft, de Mnahn` Syha`h

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N'Gha N'Ghft

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MessageSujet: N`Gha N`ghft, de Mnahn` Syha`h   Mer 22 Mar 2017 - 12:35

Avertissement : Ce que vous vous apprêtez à lire contient des passages pouvant choquer. Ceci est très sérieux. L'univers dépeint est sombre et ne s'offre pas de concession (inceste, cannibalisme, infanticide, torture, etc.). Si vous ne voulez pas être atteint par ce qui suit, ne lisez pas.

Chapitre I : Faisandage


Il gigotait. A droite, à gauche, dedans, dehors, de haut en bas. Il se glissait comme un serpent entre les corps, et dans les corps. Certaines avaient déjà le ventre bien rond. D'autres réclamaient plus encore, et certaines de la pitié. Toutes étaient ses filles, toutes étaient sorties de son antre fumant, que cela date d'à peine quelques cycles lunaires ou de plusieurs vies d'hommes. Et à son tour, il leur faisait des enfants, par milliers. Les corps se retiraient une fois emplis jusqu'à la lie en marchant sur celles que sa souille infligea la mort. Il ne s'épuisait pas, il ne le ferait jamais. C'était rationnellement inconcevable.
Parmi les fléaux du monde, il était un des plus sinistres. Il se terrait dans les entrailles des sous-couches terrestres de Kalamaï, un royaume fait de flammes, de rocs acérés et de violence. Du bout de sa queue, il flagellait la chair soumise. Le temps n'existait plus, les cris résonnaient dans la caverne, tout n'avait qu'une couleur rose et d'hystérie. Il jouissait de ce pouvoir, de cette situation, mais il jouissait encore plus qu'elle échappe à son contrôle. Quand il finissait écrasé par le poids de sa gourmandise, étranglé par les mains désespérées d'en finir une "bonne" fois pour toutes avec cette domination, il se régalait de n'en faire qu'une bouchée, littéralement. Il prenait plaisir à les consommer par la bouche, ou par la luxure. Il les voyait telles qu'elles étaient. Des monstres, des petites obséquieuses avec des courbes délicieusement irréelles et à la langue fourbe et fourchue, dotées d'un appétit déraisonné. Des monstres à son image, issus de lui-même. Les filles originales du mal, et du mâle originel. 
A la racine de sa nature, le mal tire son ultime sève pour arroser ses fleurs avant de les laisser flétrir sur les pavés de son indifférence. La messe était dite, les chairs étaient fécondées, en sortiraient alors les griffes des suppôts grattant sur le sol à la recherche de leur maître. Esclaves de leur maigre naissance, ils chercheraient à répondre de ce besoin de domination qu'il avait instillé dans leurs instincts. Il serait père, alors par deux fois et il les pousserai à recommencer ce qu'il avait commis jusqu'au dernier cycle des cycles.

Chapitre II : La peau et les os


Même s'il était un amant indigne, le grand seigneur des mondes souterrains ne souhaitait pas voir ses précieux fruits pourrirent trop longtemps dans les matrices impures auxquelles il consacra déjà trop d'attention. Tous étaient des enfants très nobles jusqu'au jour où ils vagabonderaient hors de leurs génitrices vivants, à condition que la fantaisie de son cerveau malade ne le poussait pas à en déguster une partie. Là alors commençait la sélection, avec pour seul défense la vivacité de quelques heures d'existence dans les membres. Tous étaient réunis dans une fosse où ils devraient se battre, à mort. Ils étaient si peu à survivre jusqu'à ce stade de leur évolution.
A leur naissance, à l'instar du peuple dont ils étaient le némésis, les infernaux ne voyaient pas ou très peu. Ils étaient alors motivés à s'entretuer, par les brûlures qu'on leur infligeait, les vociférations invectives qu'on leur adressait et aussi simplement parce que la douleur des premiers jours de vie les rendaient prodigieusement agressifs. Leurs doigts étaient déjà conçus pour pénétrer les muscles, leurs crocs étaient capables de briser les os et la base de leurs cornes se distinguait déjà. Malgré leurs air de chérubins, ils n'avaient rien définitivement rien d'inoffensif.

N'Gha N'ghft, c'était son nom. Plus exactement, c'était les deux premiers cris qu'il prononça lorsque sa tête dépassa des jambes maternelles. C'était la tradition. On racontait que les premiers cris définissaient qu'il l'on était pour le restant de son existence. Il était longiligne avec une teinte de peau qui tirait entre les couleurs de la cendre et de l'améthyste. Il ne tirerait pas sa puissance de sa force brute, c'était certain. Comme tous les "survivants", il fut désigné pour vivre dans le cercle intime de son père. Ce n'était pas un acte d'amour, un telle avilissement n'existait en ces lieux. Cependant, et même si votre lignage vous prédestinait à une certaine utilisation, on préférait s'assurer que les hasardements de l'incontrôlable ne restent que des potentialités fabulistes. Enfin, ceci étant fait, le Père pourrait commencer à les éduquer, en déléguant la corvée à un autre. Il n'allait pas le faire lui-même, quand même.

Chapitre III : Cœur de porc et nerf de bœuf


Manger, frapper, s'instruire, dormir, recommencer. 
Manger, frapper, s'instruire, dormir, recommencer. 
Manger, tuer, s'instruire, dormir, recommencer. 
Dévorer, Détruire, s'instruire, répéter.
Dévorer, détruire, détruire, répéter.
Dévorer, détruire. Répéter. 
Se reproduire. Dormir. Détruire. Se reproduire.
Répéter. Répéter. Répéter. Répéter. Répéter. Répéter. Répéter.
Abattre sa descendance. Il fallait les saigner longuement, cela rendait la chair plus tendre, plus savoureuse. Entendre les cris par-dessus le crépitement de la peau qui craquelait au fur et à mesure de la cuisson à la broche. Parfois, quelques-uns restaient en vie suffisamment longtemps, et ce malgré qu'on les arrose de jus brûlant, et alors on leur permettait de goûter ce à quoi ils allaient servir. Généralement, cela leur était fatal.
Les infernaux étaient presque des fins gourmets. Ils étaient faits pour ça, consommer. Leur force leurs permettaient de tuer presque tous les êtres vivants. Certains disposaient de plusieurs rangées de dents hautes de plusieurs pieds, d'autres possédaient un acide gastrique capable de faire fondre la pierre, plus rarement certains pouvaient carboniser leurs victimes, alors que les plus acharnés ingéraient leurs repas vivants, crûs.

Pour sa part, le famélique disposait de plusieurs rangées de dents et d'une préférence pour la viande des mâles. C'était plus faisandé, plus sec à mâcher et parfois, ils se permettaient de croire qu'ils avaient une chance de s'en sortir en le combattant. Les femelles, elles, n'étaient bonnes qu'à implorer et à invoquer les dieux qui n'ont de pouvoir qu'à la surface. Même sa semence était que trop auguste pour de tels êtres inférieurs. Du nectar pour des porcs.

Il passa le premier siècle de sa jeunesse à abuser des plaisirs disponibles en ces sous-terrains. Personne n'avait de grand plan pour lui, malgré son statut de rejeton du grand Père. Il divaguait entre séances sturpeuses avec les succubes, duels insipides et pré-déterminés contre ses congénères ou repas qui définitivement manquaient de variété. Quelqu'un, aussi maléfique soit-il, n'échappait pas éternellement à la fuite de l'ennui, qui finissait toujours vous rattraper.

Finalement, tout était nauséabond. Cela sentait la mélasse de sang et d’excrément. Il était exaspéré de son comportement, de celui des autres. Si à son âge, on critiquait la fuite en avant de ce qui cherchait un sens à l'existence, il avait fini par être atteint du même mal. Sa progéniture ne lui inspirait rien, imposer le respect par la force devenait presque aussi divertissant que le nouveau jeu d'irrespect de la hiérarchie qu'il s'est improvisé. Il n'avait plus d'appétit. Forcé de regarder la vérité, il avait envie d'autre chose, la découverte du monde de la surface qu'il méprisant tant l'appelait au plus profond de ses entrailles.


Cela lui prit plusieurs semaines à organiser. La présence du royaume sous-terrain devait restée secrète afin de pouvoir profiter de ses ressources . Il ne fallait que les autres peuples viennent à l'idée de leur infliger ce qu'ils firent à ceux alliés au Catégorien. Même si l'anarchie avait le pouvoir en ces lieux, il était une loi que tous respectaient à la lettre.
Eux, avant nous.
Cela impliquait une confidentialité totale, et par conséquent, une interdiction formelle de se révéler sans y être autorisé.
Pour des besoins logistiques d'approvisionnement en viande, ils avaient creusés des sorties dans les montagnes afin de pouvoir se procurer directement à la surface si cela devenait nécessaire. C'est par l'une de ces excavations qu'il passerait.
Il rêvait de cette terre que l'on décrivait douce sous les pas, pleine de petits pousses vertes singulières, alors que des monticules sortaient du sol avec des ramures donnant naissances à des "feuilles".
Il rêvait également du soleil, de ce qu'il avait lu sur lui, cette lumière blanche, et non rouge, qui éclairait le monde avec une chaleur presque maternelle, qui rythmait le sommeil des êtres vivants. Définitivement, il voulait voir cette petite boule lumineuse.

Chapitre IV : Langue et langage


Il savourait cet instant avec beaucoup d'excitation. Un, deux. Trois. Quatre. Précisément. Il appuya de toutes ses forces avec ses mains en faisant levier avec son genou. Les cervicales se disloquèrent avant de désolidariser la tête du reste du corps. Il approchait, il le savait. L'air était moins lourd, il sentait presque un vent frais s'engouffrer entre ses membres. Stupidement, il se précipita en laissant derrière lui le cadavre du dernier surveillant. Il voulait y goûter, ne serait-ce qu'un peu.
Le reste de son ascension fut rapide, et aussitôt, un sentiment de crainte l'envahit. Il faisait froid, il n'avait connu cela. Une sensation de frisson parcourra ses cornes pendant qu'il couvrait son torse de ses bras. De petites tâches blanches apparurent devant ses yeux avant de disparaître en une épaisse couche immaculée sur le sol. Il avança, laissant de ses pas une trace souillée par la boue et le sang. Il passa la tête à travers l'ouverture de la grotte et cela le frappa au visage.
Du blanc, partout. Du blanc resplendissant haut entouré de bleu, du blanc qui s'écrasait contre son corps en le couvrant d'humidité, du blanc sur le sol, sur les parois des montagnes. Purement magnifique.
Là, la raison s'effaça. Il gigota. A droite, à gauche, dedans, dehors, de haut en bas. C'était incroyablement bon. Il continua son manège une heure, avant de s'écraser sur le sol en soufflant tout son soûl. Il était heureux. Probablement plus que le grand seigneur lui-même ne l'avait jamais été. Il s'abandonna au froid contre lui, il ne luttait plus, il traçait des arcs de cercle avec ses membres afin de s'imprégner un maximum de cette sensation. Il n'y avait rien, rien ni personne. Ou plus exactement, il y avait tout, tout et lui. Tout ce dont il avait besoin, tout ce qu'il ne pouvait pas connaître, une nature inconnue de la sottise animale. Tout cela était bien suffisant. Cela valait le coup, amplement.


Il retourna dans sa grotte, à quelques mètres en dessous de la surface, à la recherche de la chaleur. Il ne doutait pas de pouvoir s'habituer à cette non-chaleur nouvelle, mais il lui fallait se laisser un peu de temps. Il restait fasciné. La chute de ses flocons était une petite merveille de mécanisme naturel qui continuait d'exister malgré lui. Son ventre le rappela rapidement à la raison. Ces grands arbres ne semblaient pas comestibles et rien ne bougeait dans les parages. Il redescendit plus en profondeur. Il chercha la tête de sa dernière victime dans les décombres, puis la glissa sous son bras, remonta presque à la surface en se demandant ce qu'il allait advenir suite à ses actions. Il ne pouvait certainement pas survivre dans un environnement aussi inconnu. En tout cas, pas seul.
Il commença à scalper le crâne de l'index en réfléchissant à la question. Il aurait pu broyer la boîte crânienne de ces crocs mais il n'aimait vraiment pas la sensation des cheveux au fond de la gorge. On ne le punirait pas d'avoir tuer ses congénères, c'était certain. Sa langue joua avec les yeux en bouche avant que des dents ne viennent les écraser définitivement. Néanmoins, on lui reprochera d'avoir tuer spécifiquement des infernaux responsables de la surveillance des sorties du royaume. Il déchiqueta avec soin les chairs des joues, prenant le temps de savourer la tendresse de ces muscles mous. Il pouvait toujours mentir et invoquer une raison absconne pour justifier ses actes, mais la duperie ne fonctionnerait pas. Il laissa les oreilles de côté, beaucoup d'os pour très peu de matière à consommer, et dire que certains en faisaient leur partie favorite. On allait le traîner devant le grand-seigneur pour délibérer, c'était certain, il lui fallait un plan s'il ne voulait pas finir sur une broche, et au-dessus des flammes. Il défonça la boîte crânienne d'un coup de poing avant d'en extraire des petits bouts visqueux qu'il glissa dans sa bouche. Il lui fallait titiller l'intérêt, la curiosité, voire l'avidité, cela représentait une trappe de sortie presque sûre. Il avait presque tout dépiauté précieusement, il restait le meilleur pour la faim. Il plaça ses doigts entre chaque mâchoire avant de les séparer de toutes ses forces. Il plongea son visage dans ce trou désormais béant et tira la langue d'un coup sec. Il allait pouvoir la mâcher pendant quelques minutes, profitant de cette texture toute particulière. Il était prêt, il allait redescendre. Et il était presque certain qu'il pourrait refouler ces terres de la surface.

Chapitre V : Un esprit malsain dans un porcin


Tout semblait se passer au ralenti. Il apercevait tous les détails de la scène avec une précision qui lui était alors méconnue. Les filets de baves qui s'échappaient des cris, la transpiration ruisselante sur les bras qui le tenaient fermement, le sang qui coulait par petites gouttes de sa gueule, l'urine séchée qui régnait un peu partout. Comment avait-il pu accepter de vivre dans un tel endroit ? Cela le frappa avec davantage de violence que ce qu'ils lui réservaient. En un sens, s'il ne parvenait pas à se défendre, il préférait autant mourir que de devoir poser un pied de plus sur cette terre de mort. Ses divagations s’estompèrent quand ils tirèrent en arrière sur ses cornes, il fut forcé de le voir. 
Il était las, dans son trône fait de roches volcaniques, la flamme au fond de ses pupilles, un corps mêlant du masculin et du féminin. La surexcitation de la foule s'arrêta nette quand il leva son postérieur seigneurial. Il pavana lentement vers son enfant. Quand il s'arrêta face à lui, il lui fit lever le menton du bout de sa queue. L'être à la peau mauve était déjà un grand parmi les siens, mais il n'était rien, en réalité, comparé à celui qui allait décider de son sort. Ils s'affrontèrent du regard. Le silence était total et la course du temps fut suspendue. 

- Tu as désobéis. Tu vas mourir.
- Je n'ai fais que tenter vainement de vous ressembler un peu plus, répondit l'enfant.
- Voilà ta plus grande erreur. Tu n'as de moi que ce j'ai voulu te transmettre.
- En ce cas, je crains que vos gens se trompent sur votre personne.
- Explique-toi. 
- J'ai tué. J'ai forniqué. J'ai saisi toutes les opportunités de faire de moi un dominant. Cela vous sied tout à fait, je le sais. Et pourtant, j'ai vu que je n'étais pas complètement voué à ce cortège d'insanités. Je suis monté à la surface, j'ai vu en moi l'insouciance, le repos, la pureté. Que des notions que vous avez honnies de ces lieux, en voulant le réserver à ce que nous appelons des sous-êtres.
- Alors tu es devenu un de ces sous-êtres. Rien de moi ne pourrait donner lieu à ce genre d'engeance impotente que tu es.
- Vous mentez. Tous ceux qui ne proviennent pas de vous sont incapables d'être différents que ce portait grotesque que j'ai décris. Quand j'étais plus jeune, d'autres ont été dans ma position actuelle, ils ont été traînés de force devant vous pour avoir commis des actes que nous ne pouvions concevoir. Libérer des esclaves, se laisser mourir lors d'un duel, oser régler une querelle par la négociation. Et tous avaient un point commun, et vous savez lequel. 
- Surveilles très attentivement tes prochain paroles.
- Ils venaient tous de vous, sans exception.
- Tu viens de bafouiller tes derniers mots.
- C'est faux. Il n'y a que deux explications possibles. Soit vous êtes incapables de refréner ce libre-arbitre en nous, soit il s'agit d'un acte délibéré de votre part. Et, je ne vous pense pas être incapable de quoique ce soit.


L'omnipuissant prit une pause lors de leur échange mental. Les corps autour d'eux reprenaient très lentement leurs mouvements. Il était partagé. ça n'était pas le premier à avoir découvert la vérité. Cependant, cela leur prenait généralement un petit siècle en plus pour le découvrir. Il pouvait le tuer et donner son corps à manger à ses chiens de frères. Ou il pouvait l'épargner et affronter la possibilité que cette vérité éclate au grand jour et disperse les ténèbres obscurantistes de son royaume. Le risque, ou la sûreté. Le jeu, ou l'ennui. Il sourit intérieurement en constatant le poids de son humeur dans sa prise de décision. Il braqua de nouveau ses pupilles dans celles du petit malin.

- Qu'est-ce que tu veux ?
- Permettez-moi de vivre à la surface.
- Que me proposes-tu en échange ?
- Je resterai muet à jamais concernant ce que je sais.
- Cela n'est pas suffisant.
- Je ferai en sorte d'approvisionner nos sous-sols avec la viande de la surface.
- ça n'est toujours pas suffisant. 
- Soit. Alors je conquerrai des terres en votre nom et vous en serez le maître.
- Tu feras ça. Et tu mettras en place une importante bétaillère d'animaux de la surface de manière à ce que nous soyons constamment dans la profusion.
- Je suis prêt à payer ce prix si cela garantie ma vie à la surface.
- Bien, marché conclu.


Tout fut beaucoup plus rapide. Les gardes le relâchèrent sur un ordre sans équivoque. Il fut prit à la gorge par son géniteur et les barrages de son esprit furent brisés par les torrents du doute. Du bout de son ongle chauffé à blanc, il traversa la carapace de son torse, la chitine puis les chairs pour y inscrire leur accord. De cette manière, il n'oublierait jamais son engagement et n'importe quel autre infernal pourrait lui rappeler en lisant le message inscrit à travers son corps.

La douleur fut telle qu'il crût à un cauchemar lorsqu'il recouvrit ses esprits. Il était seul dans une enclave. Il baissa son menton et constata que c'était bien réel. C'était immonde. Son thorax était parcouru de traits noirs, irréguliers, faits pour l'humilier. Il passa ses doigts dessus, dévasté et conscient qu'il se montra idiot de penser pouvoir maîtriser une telle situation. C'était toujours un peu chaud. Des larmes encore plus chaudes coulèrent sur son visage. Il avait réussit.


Dernière édition par N'Gha N'Ghft le Mer 10 Mai 2017 - 14:25, édité 8 fois
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N'Gha N'Ghft

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MessageSujet: Re: N`Gha N`ghft, de Mnahn` Syha`h   Mer 29 Mar 2017 - 10:28

[Encart réservé pour le domaine du personnage, . Cet encart sera également mis à jour avec l'impact que pourront avoir certains RP sur le personnage, son domaine, etc.]
L'avertissement du premier message est toujours valable ici, peut-être encore plus.


"Le grand seigneur nous obligea à suivre notre nouveau chef désigné et à obéir à ses ordres. Je ne le connais pas et je n'ai aucune envie de le faire. Pourvu qu'un plus fort que moi ne tarde pas à lui tordre le cou, que je puisse retourner plus en profondeur. Cela fait déjà un demi-cycle lunaire que je creuse avec les autres dans cette cavité et mes mains me font terriblement mal. J'espère qu'un ouvrier tombera bientôt de fatigue, que je puisse manger un peu."
Gfhneü, préposé à l'exploitation minière.

"C'est enfin terminé. Nous avons passé soixante-dix jours et soixante-neufs nuits à forer l'intérieur de la montagne. Parfois lorsque le matériel venait à manquer, on utilisait les os de nos anciens collègues pour creuser la terre. Le chef à la peau violette n'a pas tant supervisé le chantier. Il confia la tâche à un autre des grands Fils. Ils nous ont promis un repos mérité suite à nos résultats. Je n'y crois pas. Je sens, je sais que leur avidité ne s'arrêtera pas là."
Gfhneü, préposé à l'exploitation minière.

"Les chiens ont bien besogné. Nous disposons maintenant d'un espace suffisant pour l'établissement d'une place forte digne de ce nom. N'Gha N'ghft a approuvé ma proposition de nom. Nous prévoyons plusieurs milliers d'individus en ces lieux, avec les infrastructures en conséquence. L'eau sera fourni directement par la montagne et nous avons à disposition tout le minerai nécessaire à une industrie productive. La viande va devenir un problème cependant. Les chiens ne vont pas supporter éternellement de se manger entre eux. "
Gnaiih-nyth, premier intendant de Mnahn` Syha`h.

"Il fallut sévir. La plupart des mineurs ont été tués. Ils tentèrent une mutinerie et ce fut un plaisir immense de la réprimer. J'ai exécuté de mes propres mains les derniers qui glapirent qu'on leur accorde de la pitié. Le chef n'a pas dit grand chose. Il me désigna pour être son limier. L'honneur est grand et je sais que mes paumes font écraser d'autres crânes. Depuis ma nomination, j'entend des murmures au ras du sol qui parlent de s'enfuir ou de provoquer directement le chef en duel. J'entends, et j'écoute."
'Bthnk Throd, limier personnel de N'Gha N'ghft.

"Enfin. Nous avons fini de dépouiller la montagne. Tout est fonctionnel. Les bois de la surface ont permis de construire des ponts entre les différents niveaux de la forteresse. Cela grouille d'activité désormais. Exceptionnellement, Père nous a amené de la nourriture des profondeurs. C'était une heureuse providence. A force de devoir recadrer le comportement de chacun, j'aurai fini par être le gouverneur d'une puissance fantôme, sans âmes qui y vivent."
N'Gha N'ghft, de Mnahn` Syha`h.

"Je suis frustré. Les petits gens de la surface ne sont que des faibles avec la peau sur les os. Ils fuient lorsqu'ils nous voient et presqu'aucun a eu le courage de nous faire face. Qu'ils soient minuscules ou petits, ils leur suffisent de peu pour mourir. Mes poings ont besoin de se battre vraiment pour continuer d'être efficaces."
'Bthnk Throd, limier personnel de N'Gha N'ghft.

"Les premiers gibiers de la surface ont passés les grandes portes ce matin. Je suis terriblement excité. Il est dit qu'on n'a pas le droit de les toucher. J'esquiverai la fin de ma ronde pour faire un saut par les fourneaux. Je suis sûr que c'est plus tendre qu'un nouveau-né."
Anahk' Ftö, garde de la grande-porte.

"Recette de civet d'humain.
Assommez l'animal et suspendez-le par les pieds. Un conseil pour le choix de celui-ci : un spécimen âgé aura une viande moins tendre et plus forte en goût.
Pratiquer une incision précise au niveau de la jugulaire et laisser le sang se recueillir dans un seau préalablement positionné en-dessous. Cela pourra vous servir de sauce ou de boudin. Si l'animal bouge encore, frappez le de nouveau jusqu'à ce qu'il perde connaissance. Il pourrait se débattre et l'angoisse de mourir rend la viande parfaitement infecte. Une fois qu'il est vidé de son sang, retirez-lui la peau. Ensuite, entailler sur quelques pouces de profondeur de bas en haut de la base du trachée jusqu'au bas-ventre. Écarter la peau et à partir de là, il vous sera possible de réserver tous les organes dont vous avez besoin. Attention néanmoins, si vous désirez utiliser les organes vasculaires ou respiratoires, prenez le temps de scier la cage thoracique proprement. Retirez la tête du corps. Découpez les sections que vous désirez cuisiner et mettez ça sous une épaisse couche de neige pendant une journée. Récupérer votre viande le lendemain et choisissez votre morceau préféré. Le meilleur choix est une partie graisseuse, mais pas trop. Détacher l'excédent de gras de la viande et préparer une marinade à base d'eau, d'aromates, de sang, de vin et de légumes de saison. Faites chauffer votre préparation dans une marmite et plongez votre viande à l'intérieur. Laissez mijoter le tout pendant deux heures et servez. Bon appétit."
Dnesls Hng'r, préposé aux cuisines.

"Cela fait maintenant deux saisons entières que les fortifications sont mises en place. Tout est rôdé. La région où nous nous trouvons se situe entre ce qu'il s’appellerait l'Edhesse et Scitopole. Pour des raisons de praticité, nous avons creusé un coude assez large au sein de la montagne afin de pouvoir se fournir dans ses deux zones. J'ai donné l'ordre de ne pas chasser trop loin de nos terres, seulement une quarantaine de lieux. Je ne veux pas attirer l'attention sur nous. Pour le moment, nous réduisons en esclavage le maigre butin que nous pillons. Les mâles sont tués ou servent aux travaux manuels, ce qui devrait tempérer la colère de nos ouvriers. Les enfants servent de divertissement aux soldats, ils les font combattre contre notre propre progéniture en pariant des pièces d'or dérobées à leurs géniteurs . Les femelles sont les mieux traités en comparaison. Elles sont engraissées, gavées, et inséminées par leurs mâles. Nous garderons uniquement les filles afin d'avoir une batterie d’élevage complète. Celles qui se montreront stériles seront mangées comme leur progéniture. Cela me prit plusieurs semaines et plusieurs tentatives d'évasion de leur part pour me rendre compte de leur malice. Les plus érudits furent épargnés et placés dans les quartiers des plus nobles d'entre nous. De cette manière, on prive intellectuellement cette population de leurs meilleurs éléments et nous pourrons en apprendre davantage sur eux."
N'Gha N'ghft, de Mnahn` Syha`h.

"Que les dieux aient pitié de mon âme. Je collabore pleinement. Ces êtres sont si grands et si forts. Je crains qu'ils puissent même entendre mes pensées. J'ai songé à mettre fin à mes jours afin de pouvoir protéger mes amis, mais ils ne me laissent jamais seul. Ils se servent de moi. J'ai appris à leur chef comment était organisé notre monde, comment étaient découpées les provinces, ce qu'il fallait savoir sur les autres peuples. Ma lâcheté à ne savoir tenir ma langue nous coûtera bien plus dans l'avenir. Ils sont assez peu éduqués dans l'ensemble et c'est bien notre seule chance. L'autre jour, mon maître a tué une de ces créatures à deux têtes qui voulait manger mon cerveau pour en absorber la connaissance. Je n'arrive pas à dormir, je préfère ne pas manger depuis que je sais comment est cuisinée la nourriture ici. Mes maigres mains paniquent à la simple idée de pousser une porte. Mourir est le seul échappatoire que je désire vraiment."
Manael, esclave de 'Bthnk Throd.

"Un miracle est remonté du sol. Des succubes. J'en tremble. Les plus parfaites et vicieuses créatures que je connaisse. J'ai hâte de pouvoir y goûter. Cela ne va pas être évident. Les plus forts vont vouloir se les partager par la force. Et à vrai dire, je crains de ne pouvoir être même assez puissant pour en soumettre une par mes propres moyens. Je vais en parler à mes confrères. Une dizaine contre le propriétaire, cela sera suffisant. Puis, nous nous la partagerons chacun notre tour. J'essaierai d'être parmi les premiers."
Gfhneü, préposé à la fonderie.


Dernière édition par N'Gha N'Ghft le Jeu 4 Mai 2017 - 19:55, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: N`Gha N`ghft, de Mnahn` Syha`h   Lun 3 Avr 2017 - 20:34

Un texte plus que prometteur. J'ai bien hâte de lire la suite de ton historique.
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MessageSujet: Re: N`Gha N`ghft, de Mnahn` Syha`h   Mar 4 Avr 2017 - 15:45

Merci du compliment Joséphine. J'attends plus qu'une validation du staff pour pouvoir démarrer les RP.
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MessageSujet: Re: N`Gha N`ghft, de Mnahn` Syha`h   Mar 4 Avr 2017 - 19:44

Bonjour à toi !

Je ne saurais que t'encourager à débuter les RP puisque je crains que les administrateurs du forum ne soient pas disponibles pour le moment. Je pourrais tout de même tenter de leur envoyer un message privé afin d'espérer un minimum d'activité, du moins pour la validation des fiches, ce qui permettrait une relance du forum. Moi-même je viens de revenir après une longue absence.

Je te tiens au courant.
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MessageSujet: Re: N`Gha N`ghft, de Mnahn` Syha`h   Mar 11 Avr 2017 - 15:18

J'ai attendu exactement une semaine et je n'ai pas eu de nouvelles de la part des admins. Je vais donc commencer les RP malgré tout. Si y'a des intéressé(e)s, n'hésitez pas à me contacter. Je démarrerai un RP ouvert au besoin.
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Joséphine

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MessageSujet: Re: N`Gha N`ghft, de Mnahn` Syha`h   Mar 11 Avr 2017 - 22:11

J'ai également contacté l'un des administrateurs la semaine dernière et, comme toi, je n'ai reçu aucune réponse. À titre provisoire, je valide donc ta fiche de personnage :-P
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Dorunn
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MessageSujet: Re: N`Gha N`ghft, de Mnahn` Syha`h   Sam 15 Avr 2017 - 1:32

Salut à toi et désolé du temps de réponse. 
BG Validé! Si tu as besoin d'infos ou de conseils, n'hésite pas à me contacter, ainsi que Darlanass. 

Au plaisir de te lire à nouveau!

Dorunn

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"As-tu peur du noir? Non? Alors je vais devoir t'apprendre!"
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MessageSujet: Re: N`Gha N`ghft, de Mnahn` Syha`h   

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N`Gha N`ghft, de Mnahn` Syha`h

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